‹ Maxime Maufra, peintre marin et rustiqueChapitre 46 sur 91 · L'ARCHE DU PORT BLANC, PRESQU'ILE DE QUIBERON · texte numérisé non relu

L'ARCHE DU PORT BLANC, PRESQU'ILE DE QUIBERON

Cependant, pour lui, exécuter n'est rien auprès de la nécessité de comprendre. Qui comprend bien exécute bien. C’est toujours la conséquence de cette intuition sur laquelle il aime tant à revenir, et en somme, quoique ceci n'explique rien, mais soit, justement pour cela, une suffisante explication, il arrive au bout de sa pensée sous cette forme

amusante parce qu'elle est claire quoique gauche, et juste quoique contradictoire dans les termes :

« L'artiste part inconsciemment d'un but connu de lur seul. »

Un jour, il avait préparé une sorte d’allocution, pour

MA CHAUMIÈRE, KERHOSTIN {1908).

ne pas dire conférence, en vue sans doute de la visite de quelque groupe à son atelier. Nous ne savons si la visite eut lieu, ou bien à quelle époque, mais elle est curieuse à résumer.

Les visiteurs, réels ou supposés, sont chez un peintre, et non chez un «artiste peintre ». Des « artistes », 1l y en a trop actuellement, et des peintres, pas assez. Les premiers ressemblent un peu à ces épiciers qui tiennent à se faire

appeler « négociants en denrées coloniales et alimentaires ». Mais ce que l’on est venu chercher à apprendre ici, ce sont les moyens qu'un peintre peut employer pour faire du nouveau. Du nouveau, il n’y en a pas. Quant aux moyens,

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