‹ Maxime Maufra, peintre marin et rustiqueChapitre 47 sur 91 · LA RÉCOLTE DU BLÉ, KERHOSTIN · texte numérisé non relu

LA RÉCOLTE DU BLÉ, KERHOSTIN

« de tout temps un homme qui possède la conscience des valeurs, des rapports de couleur, est un peintre et fera une œuvre, quelques ingrédients qu'il emploie ». Quant à la peinture, en dépit de ceux qui prétendent mettre l'univers, et toute la science et toute la philosophie du monde entier dans leur œuvre, il faut les écouter avec quelque réserve. @a/peinture est très terre à terre. C’est tout d'abord une

matière qu'il faut étudier, comprendre, et qui vous servira à exprimer votre fantaisie. » Mais comment l'employer ? « Il faut se faire un métier qui soit celui de votre tempérament. » Certes, ce n'est pas une définition que nous donne là Maufra. Mais il est aisé de constater la vérité de cette proposition dans toute œuvre qui compte, et en particulier dans la sienne. Et ce métier, on l'acquerra... en peignant. « Essayez de copier ce que vous voyez; dessinez partout et toujours, sans arrêt, pendant des jours, des mois, des années. Regardez autour de vous, partout et à chaque instant. » Quant à la recette pour « faire du nouveau », elle n’est pas moins simple : « [1 faut regarder la nature. »

Si, au sortir de son atelier, ceux de ses auditeurs qui avaient le désir de devenir peintres ne le sont pas devenus avec cette leçon, c'est évidemment qu'ils n'étaient pas nés pour cela. |

Il est arrivé à Maufra, bien qu'il écrivit, comme nous l'avons dit, spontanément et pour lui seul (avant que l’idée lui fût venue de la possibilité d’un livre) de répondre parfois à des enquêtes, ou à des critiques quil croyait nécessaire de rectifier.

S'adressant à M. Camille Mauclair, qui d’ailleurs aima son talent tout en discutant certaines tendances techniques, il défend la création contre la tradition, et surtout contre limitation. « Les chefs de file sont les derniers compris; leurs imitateurs prennent leur place... Souvent ces plagiats paraissent plus extraordinaires parce qu'ils forcent la note. »

M. Charles Morice entreprend, pour le Mercure de France, une consultation sur nombre de questions qui demanderaient autant de volumes, sur l’impressionnisme,

ses chances de durer, de se renouveler; sur les maîtres anciens et sur certains modernes; surla nature; sur les tendances actuelles et futures, etc., etc., etc. Cette fois ce sont les

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