‹ Maxime Maufra, peintre marin et rustiqueChapitre 75 sur 91 · LE SIROCO DANS LES PALMIERS DU SAHARA · texte numérisé non relu

LE SIROCO DANS LES PALMIERS DU SAHARA

à l’œuvre peinte, dessinée ou gravée, d'un paysagiste passionné, une portée non moins capable d'élever l'esprit que de séduire matériellement le regard.

Sans doute, personnellement, nous penserons toujours que l’art devra honorer les dieux et glorifier les hommes,

sous peine de tomber dans un matérialisme qui a conquis tant d’adeptes frivoles ou incapables d’aller au delà de la sensation colorée. Cette gloire et ce culte, nous les mettrons obstinément au sommet, quels que soient nos plaisirs à descendre dans des régions amènes et familières. Mais l’œuvre du peintre que nous avons étudiée ici n’est pas matérialiste. Elle est naturaliste dans un sens beaucoup plus large et élevé que celui qu y attachaient les manifestes de Zola ou le réalisme d'atelier que nous avons vu exploiter par ceux qui se réclamaient de Courbet sans le comprendre. Elle fait, au milieu même des champs terrestres ou marins, sentir à la fois les bienfaits et les résistances de notre-nourrice et de notre ennemie -Cefutlintenton formelle et très souvent la réalisation de Maufra. Ainsi, en dehors même de l'appréciation de cette œuvre, la leçon que nous avons tâché de faire ressortir d’une vie où la recherche du bon et du beau-a été "bien menéetdenhrons ne se borne pas à un complet d’esthétique.

Page 1