ISA
La foi , l'amour et l'espérance sentirent dans un moment de ealme et de mutuelle sympathie un in&tiiftt pla#iqu#qui les porta à créer une charmante statMe,, une Pandore d^ns i| p sens plus çfaw ; la paû^Joe. .
Partout où brûlent dès lampes ou des ciérges'il y a des tâches ; les flambeaux du iriel répandent steuls ùhe lumière pure.
. Les contemporains ne méritent pas que nous fassions quelque chose pour gux ; car tes hommes qui vivent aujourd'hui peuvent mourir au premier moment. C'est pour le paaaé et lavenir que ; no»s devons travailler; pour le passé', afin de* reconnaître ses services , pour la postérité afin d'augmenter sa 'valeur. ' f • * • ; ; ».■'« s - •
Que tehapun m\ demande avec ' quel ios* trument il peut et doit agir sur son siècle.
Que personne ne e'imagtae suwhp été air lendu comme un sauveur.
Le caractère , dans les grandes et les petites choses se montre lorsque l'homme poursuit avec constance la réalisation d'un but qu'il se sent capable d'atteindre.
Celui qui,,yçut agir ne doit songer qu'à là-propos du moment. On parvient ainsi à vaincre facilement les difficultés. C'est l'avantage des femmes lorsqu'elles savent le comprendre.
Le présent est une espèce de public; il faut le tromper et lui faire croire qu'on travaille pour lut ;> alors il nous laisse tranquille et continuer secrètement l'œuvre que doit admirer la postérité.
Rien de plus déplorable que la tendance
à l'absolu dans ce monde où tout a des limites. Cela convient peut-être moins que jamais en 1830.
Avant la révolution tout était tendance; depuis tout est devenu exigence.
Existe-t-il un âge mûr pour les nations?
C'est là une question singulière. Je répondrai oui , si tous les hommes pouvaient naître à trente ans; mais la jeunesse sera toujours imprudente et la vieillesse timide. L'âge mûr, placé entre deux, aura beaucoup de peine à plaire à l'une et à l'autre.
Si l'on reste quelque* moi* sans lire les journaux , et qu'on en rejw^nwe eiHuite la lecture, on reconnaît alors combien on perd de temps avec ces papiers. Le monde a ton* jours été divisé en partis. Pendant la lutte le journalisme les agace , ejp£i$ti#nt Içs affec-
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ûtn» et les haineft» jfc^à ce qu'enfin la victoire se décida - r ajferft on adore le fait accompli dorante une divinité.
La femme qui a le plus de mérite est celte qui est en état de remplacer le père auprès des enfants , lorsqu'il est absent.
La vanité est une ambition toute personnelle; ce n^st pas pour ses qualités réelles, ses mérites et ses actions, que Ton veut être estimé, honoré et recherché, mais pour soimême; aussi y la vanité convient-elle si*rtout à la beauté frivole.
On m'a reproché vivement, quoique dune manière aimable et gracieuse, d'avoir publié plutôt mes pensées sur la littérature étrangère que mes jugements sur la nôtre; tt cependant rien n'est plus naturel. Les étrangère ignorent: hmk critiquée; m s'en souviennent pas arf ne* &'en «ttctisent pea.
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On n'est pasimp^itte laift; iriais^ dans te voisinage comme dans la bônn& compagnie, il ne faut rien dire de choquant; chaque critique serait considérée comme une in- Le classique est la santé, le romantique la maladie.
Ovide restait classique înêmë dans l'exil; ce n'est pas en lui-même qu'il cherchait la cause de son malheur, mais dans son éloignement de la capitale dû monde- Le romantique s'est précipité dans l'abîme qu'il s'est creusé lui-même. 11 n'est guère possible de se figurer , rien de plus hideux que certaines productions modernes.
Les Français €ft les Anglais ont encore été plus loin que non* dans oea excès. Des corps qui powrissent de leur vivant, et se
plaisent à co»tempteri la décomposition dé tous leurs membres; <*ea morts qui vivent!
encere po&t en faire périr d'autres et nourrissent leur s cadavres de la substance de§ vivants ; voilà où en softt aujourd'hui nos écrivains. Dans l'antiquité , ces phénomènes apparaissent comme des cas extraordinaires de maladie; chez les modernes^ ^lsso«t de-, venus endémiques ^t épidém^que^.
La littérature se corrompt dans la même, proportion que les hommes.
Quel temps exti^dîaatoe . que celui ; où
Le vrai , le bon , et le parfait sont simples et toujours les mêmes , quelle que soit la forme sous laquelle ils apparaissent. Au contraire, Terreur qui provoque le blâme , est au plus haut degré, multiple et dîi verse.,
Elle ne se borne pas i hrfter contre 1er bon et le vrai ; eUe se combafc deseâ propre» mains; elle est en contradiction arvec tHe^méme.
Aussi , dans toute littérature f le blâirte doit remporter sur l'étage.
Ghea les Grecs, dont la poésie et la rhétorique avaient xm caractère simple et positif, Téloge parait pfas montent que lé blâme. H en est autrement chez les Latins. A mesure que la poésie et l'éloquence déclinent , le blâme augmente dans la même proportion , et l'éloge diminue.
Il y a des enttotità&stes empyriques qui s'extasient sur certaines pftÂiétions non.
velles , louables d'ailleurs , comme s'il ne s'était rien vu de pareil au monde*
Sacêuttiala (1 ) ; C'est ici: que le poète a#pa<
(i) La Reconnaissance de Sacountala , drame sanscrit de Caiidasa. ; '
- t6< -, raît dans l'exercice de sa plus haute prérogative. Comme représentant de l'état le plus voisin de la nature, d'tirie délicatesse de mœurs exquise, de là tendance tnoralé là plus pure, de îa plus riôble majesté, du culte de la divinité le plus sérieux , "tf ose se permettre dc^^pposhïon^'côrtimuriës et
des contrastes bizarres. ' l '*' ' '' <
Henri IV de Shakespeare : Si fàus Jtes éc^it^ 4e cette espèce, qui scjnt parvenu ,j*j$m'3 nous, étaient perdus, pn po^rai^ au moyen de cette pièce., rétablir; parfaiter^e^ la poésie et la rhétorique. , , ,
Mythologie. — Lu$e de croyance.
Dans une traduction , il faut alfer jusqu a Intraduisible. C'est aiors fceufenamU qu'on s'aperçoit caninen t uob : U»gue i*o«s est étrangère, aift&i<que la? Baticg) tyi* la parie.
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Les questions les plus importantes qui s'adressent au sentiment comme à l'intelligence , à l'expérience comme à la réflexion , ne doivent sç traiter que de vive vpix ; et cependant un mpt à peine proaoncé, n'existe plus pour l'auditeur, si les suivants ne le lui rappellent par l'enchaînement des pensées. Qu'on fasse attention à une conversation du monde : si la parole n'est pas morte lorsqu'elle arrivé à l'auditeur , il la tue par par les contradictions , lefc définitions , les restrictions , les observations et les divagations si naturelles dans la conversation. La parole écrite est encore plus maltraitée.
Chacun ne veut lire que les ouvrages auxquels il est accoutumé ; il demande , sous une forme nouvelle , les idées qui lui sont déjà connues et familières.' Les ouvrages écrits ont néanmoins l'avantage d'être durables et de pouvoir attendre le mémeftt où il leur sera donné d'agir sur le monde.
La raison et la déraison ont â souffrir fc h bas les mêmes contradictions.
Ce que l'on dit verbalement doit s'adresser au présent; ce qu'on écrit doit être destiné à l'avenir.
La dialectique est le perfectionnement de l'esprit de contradiction, qui a été donné à l'homme afin qu'il apprît à connaître la différence des choses. . i
Avec les hommes qui partagent véritablement aos idée* on ne peut se brouille* pour long-temps; on se réconcilie toujours.
Au contraire , avec ceux dont les sentiments sont opposés aux nôtres, on cherche vainement à rester d'accord; il survient toujours quelque cause de rupture.
Nos. adwrsaîrefi croient nous réfuter en
répétant leurs opinions sans faire attention à la nôtre*
Un esprit vraiment libérai est celui qui sait reconnaître le mérite.
Un problème difficile à résoudre pour les jeunes talents , c'est de reconnaître le mérite de leurs contemporains plus âgés, sans se laisser, entraîner par leurs défauts.
Il y a des hommes qui s'étudient à découvrir les défauts de leurs amis. Il n'en résulte aucun avantage. fV*tr moi, j'ai toujours fait attention au mérite de ntesadver* saires, et j'en ai profité.
te public veut être traité comme une femme; on ne doit lui dire que ce qu'il veut entendre.
À chaque âge de l'homme correspond une
certaine philosophie: L'enfant parait réaliste ; car H est aussi oon vaipeu de l'existence des pommes etxiespojres-qtîede la sienjte. Il est naturel que le jeune homme, tourmenté par ses passions se replie sur lui-même. Il devient idéaliste. Quanta l'homme fait , au contraire, tout concourt à le rendre scep^ tique. Il fait bien de douter si les moyens qu'il a choisis pour armer à son bût sont justes. Avant et pendant l'action il doit coriteoirson intelligence, pour ne pas avoir à se repentir plus tard d'avoir fait un mauvais choix. Lé vieillard inclihe toujours vers? le mysticisme; M voit que tant de choseîs dépendent du hasard, ijue la folie réussit et que la raison échoué ; que le bonheur et le malheur se font équilibre dans le monde. La fieiHësse la plus avancée ée repose dans celui qui a été, qui est et qui
sera toujours.
Lorsqu'on vieillit il faut savoir s'arfrètep avec conscience à un certain degré.
Il ne convient pas à *uk vietHavd de suivie les opinions du jour, paif&ft-que la mocfo dans les habits.
. Mais on doit savoir où l'oa es* et connaître la tendance des autres*
La «iode est une tradition moatontaftée* Or, toute traditioa eatraioe arec die «ne certaine nécessité ; celle de s'y conformer.
On s'est occupé longtemps de la criUqw de la raison; je désirerais une critique du bon sens. Ce serait un véritable service rendu à l'espèce humaine, si l'on pouvait montrer au sens commun jusque l'évidence, quelles sont ses véritables limites ; et c'est tout ce qu'il faut pour Les. besoins de la vie.
Tout bien considéré la philosophie n'est que le sera commun en langage amphigourique.
Le sens commun , dont la sphère est la vie pratique, ne se trompe que quand il veut résoudre des problêmes trop élevés; mais aussi on trouve rarement une haute théorie dans le cercle où il se développe.
Car si Ton met de côté des problèmes qv'on ne pourrait résoudre que par le» lois propres à la nature vivante , les explications mécaniques reviennent sans cesse à Fordre du jour*
Dans ce qui concerne la pratique , un sen$ droit et ferme est la plus haute raison, parce que , vis-à-vis du bon sens , la raison n'a pas de plus haute fonction à remplir que de lui donner cette fermeté.
Tous les philosophes empyriques ont pour but l'idée, et ne peuvent la éééoqvrïr mu% la diversité des faits. Tous les théoriciens
la cherchent dans le réel , et n'y peuvent fa retrouver. ,, ,
Çps deux éléments., Vf4&4 et le réel, se Jrouyent réunis dans la vie , dans toute action , et dans l'art. On l'a dit spuyent , mais peu de personnes savent en profiter.
• . . ' -î. "— ' , . • i-i • • i Les philosophes:, eiv parûciAlier, se trou»* périt lorsqu'ils cherchent $épprémeut la cause et l'dfet. Toutes <teu* ferment -un phénomène indivisible. Celui ^qis^it reconnaître la vérité de ce principe , est bien près de la vraie méthode. Le procédé génétique nous met dqjà sur une meilleure voie, quoiqu'il ne suffise pas* • -.. . .,. - ^ < -,,,-,>■
Tous les hommes pratiques cherchent à mettre le monde sur un plan horizontal ; les esprits spéculatifs stu\ un pian vertical. Jusqu'à quel point cela peubil leur réussir ? C'est leur affaire.
C'est seulement lorsqu'on ne voit pas de terme à sa pensée , qu'il fout penser. N
Il en est de l'histoire comme de l'étude de la nature et de toutes les sciences profondes , présentes, passées et futures ; plus l'esprit pénètre avant dans les problêmes , plus ceux-ci deviennent difficiles. Celui qui ne redoute rien et qui marche hardiment, sent, à mesure qu'il avance., les hautes facultés de son esprit se développer, et goûte une jouissance délicieuse.
Celui qui doit se livrer à l'étude d'une science spéciale , ne peut manquer d'être trompé ou de se tromper lui-même , à moins que des circonstances indépendantes de sa volonté ne l'aient forcé d'embrasser cette carrière. Qui voudrait être médecin, s'il prévoyait tous les désagréments qui l'attendent ?
Celui qui rencontre de bonne heure des obstacles parvient à une liberté tranquille ; celui qui ne rencontre des obstacles que plus tard , ne connaît qu'une liberté amère.