‹ Maximes (volume 2)Chapitre 11 sur 85 · XXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXII PRÉFACE

formulé ces belles maximes ne saurait être considéré comme ennemi de tout sentiment généreux, comme un détracteur de l'humanité.

Boileau, qui, assez souvent dans ses vers, se pique d'être moraliste, ne montre pas beaucoup de bienveillance pour l'homme en général} je dirai même que chez Boileau l'espèce humaine est ravalée comme à plaisir :

De tous les animaux, etc..

On aime encore mieux l'homme tel que le représente La Rochefoucauld que l'être imbécile bafoué par Boileau. Vauteur de la Satire sur l'homme avait lu les Maximes, quand il composa, en 1667, ce faible morceau, à l'imitation d'Horace et de Perse. Agé de trente ans seulement, Boileau ne connaissait sans doute pas encore La Rochefoucauld; il était alors un trop modeste personnage, et il est probable que s'il eût, au début de sa carrière, été en relations avec la haute noblesse, il aurait cité les Maximes à l'appui de la thèse qu'il versifiait. Mais en 1677, après l'échec de /'Iphigénie de Racine, Boileau, dans sa septième épître , montre assez de vanité pour nous donner les noms de ceux qu'il plaçait en dehors de l'espèce humaine, avec Racine et lui bien entendu.

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