‹ Maximes (volume 2)Chapitre 19 sur 85 · XXX PREFACE · texte numérisé non relu

XXX PREFACE

Romains, mais des moyens plus équitables pour l'acquérir; fy vois la rapidité des conquêtes de l'un et de l'autre, mais beaucoup plus de modération pour les laisser borner par la justice. De quoy se pourra vanter l'heureux siècle d'Auguste que nostre Auguste ne nous fasse aujourd'hui revoir avec avantage : un grand Estât mieux reformé dans toutes ses parties, l'ordre plus solidement rétabli, la licence plus fortement réprimée, le mérite plus libéralement reconnu, nos frontières plus glorieusement reculées, nos ennemis plus promptement domptez, nos voisins dans un plus grand respect ou dans une plus grande crainte, l'abondance plus universellement répandue, les disettes moins fréquentes, partout une plus parfaite correspondance du chef et des membres?

« N'a-t-il pas mesme sceu nous choisir et nous donner un Mécène, autant ou plus appliqué que cet ancien, à accroistre la gloire et la puissance de son maistre, qui travaille avec un pareil ou plus grand succès à l'ornement de cet Estât par le restablissement des lettres, à l'utilité publique, en faisant refleurir les beaux-arts et le commerce, et qui, comme luy, se monstre sensible au plaisir de l'esprit et vient se délasser de ses pénibles et glo' rieux emplois dans les exercices académiques?

« Toutes ces grandes et merveilleuses qualitez.

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