‹ Maximes (volume 2)Chapitre 20 sur 85 · PREFACE XXXI · texte numérisé non relu

PREFACE XXXI

qui partagées autrefois ont fait plusieurs héros, et qui réunies aujourd'huy ne font que celui à qui nous avons l'honneur d'obéir, ces qualitez, dis-je, fourniront désormais un plus noble objet à mon admiration et à mes estudes, et un plus juste sujet à mes louanges que tous ceux qui m'ont occupé dans l'histoire ancienne. Tant d'éloquens panégyriques, tant d'éloges ingénieux dont elles vous ont donné la matière. Messieurs, ne me font point appréhender de redites ennuieuses; le sujet est trop vaste pour estre espuisé; nous nous abusons si nous croyons l'égaler par le secours que nous empruntons de l'art. Quelqu'industrieux que soient nos soins, nostre Prince est trop grand pour estre monstre tout entier à la postérité. L'idée que luy en donneront par leurs rapports défectueux toutes les voix de la renommée et toutes les plumes mesme de l'Académie sera toujours imparfaite et au-dessous de la vérité ; mais je ferai cependant suppléer la diligence à la faiblesse, et si je ne puis signaler ma force ou mon adresse dans une si belle entreprise, je signalerai au moins ma volonté. »

N'est-il pas vrai qu'il serait difficile de pousser plus loin l'art de louer? et cependant l'abbé Fléchier, comme directeur de l'Académie, eut le talent de surpasser encore le récipiendaire sur ce point-là; mais supposons qu'à la place de Fléchier le direC"

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