‹ Maximes (volume 2)Chapitre 7 sur 85 · PREFACE XVII · texte numérisé non relu

PREFACE XVII

qui eût mérité toute confiance, est regrettable. Il est bien possible que La Kochefoucauld lui-même ait voulu détruire cette défense, qui fait moins d'honneur à l'homme qu'à l'écrivain, et qui rappelait des souvenirs dont il n'avait plus sujet ni envie de se vanter. »

V. Cousin avait le droit de s'emporter ainsi contre l'auteur des Maximes, qui perdait à ses yeux beaucoup de cette grandeur chevaleresque dont il aurait voulu voir revêtu l'adorateur de M'"^ de Longueville ; mais M. Gilbert pousse bien loin ses scrupules pour la réputation morale d'un homme dont les maximes n'ont rien qui dépasse les efforts d'une humanité vulgaire. Il aurait dû, au contraire, s^applaudir de trouver dans /'Apologie la clef des sentences morales.

Les plus ardents admirateurs de La Kochefoucauld écrivain déplorent que le livre des Maximes soif un livre triste : « La vérité y est dure, chagrine et flétrissante ; elle n'intéresse pas. Je ne sais pas si c'est là de la morale, mais c'est une morale aride, sans larmes, sans entrailles, qui n'enfantera jamais rien de bon, rien d'utde, rien de généreux. Voir d'un œil sec toutes les misères humaines, ne se La Rochefoucauld. c

Page 1