Cf. la note de la maxime
EDITION DE 1678 107 ATI
Dans les premières passions les femmes aiment » .
l'amant, et dans les autres elles aiment l'amour.
L'orgueil a ses bizarreries, comme les autres passions; on a honte d’avouer que l’on ait de la jalousie, et on se fait honneur d’en avoir eu, et d’être capable d’en avoir.
Il y a peu de femmes dont le mérite dure plus que la beauté.
L'envie d’être plaint, ou d’être admiré, fait souvent la plus grande partie de notre confiance.
Notre envie. dure toujours plus longtemps que le bonheur de ceux que nous envions.
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1. Cette maxime semble une sorte de rebondissement de la maxime 76. — La Rochefoucauld dit la même chose en d’autres termes à la fin de la 17° des Réflexions diverses.
La même fermeté qui sert à résister à l’amour sert aussi à le rendre violent et durable, et les personnes faibles qui sont toujours agitées des passions n’en.sont presque jamais véritablement remplies.
L'imagination ne saurait inventer tant de diverses *contrariétés qu'il y en a naturellement dans le cœur de chaque personne.
Il n’y a que les personnes qui ont de la fermeté qui puissent avoir une véritable douceur; celles qui paraissent douces n’ont d'ordinaire que de la faiblesse, qui se convertit aisément en aigreur.
La timidité est un défaut dont il est dangereux de reprendre les personnes qu’on en veut corriger!.
à ri é; ceux mêmes qui croient en avoir n’ont d'ordinaire que de la
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Ë après Huet c'est cette timidité qui l’'empêcha de se présenter à l’Académie, par crainte du discours de réception.
L'esprit s'attache par paresse et par constance aice qui lui est facile ou agréable ; cette habitude met toujours des bornes à nos connaissances, et jamais personne ne s’est donné la peine d’étendre et de conduire son
esprit aussi loin qu’il pourrait aller.
On est d'ordinaire plus médisant par vanité que par *malice.
Quand on a le cœur encore agité par les restes d’une
passion, on est plus près d’en prendre une nouvelle que quand on est entièrement guéri.
Ceux qui ont eu de grandes passions se trouvent toute leur vie heureux, et malheureux, d’en être guéris.
Il y a encore plus de gens sans intérêt que sans envie.
Nous avons-plus de paresse dans l'esprit que dans le COfpS:
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r. L'édition G-E.F. rapproche cette maxime de la maxime 10. Mais il semble bien qu'ici, comme dans la maxime qui suit, passon soit pris au sens d'amour, ce qui n’était pas le cas dans la maxime 10.
Le calme ou l'agitation de notre humeur ne dépend pas tant de ce qui nous arrive de plus considérable dans la vie, que d’un arrangement *commode ou désagréable de petites choses qui arrivent tous les jours.
Quelque méchants que soient les hommes, ils n’oseraient paraître ennemis de la vertu, et lorsqu'ils la veulent persécuter, ils feignent de croire qu'elle est fausse ou ils lui *supposent des crimes.
On passe souvent de l’amour à l’ambition, mais on ne revient guère de l’ambition à l'amour.
L’extrême avarice? se méprend presque toujours; il n'y à point de passion qui s'éloigne plus souvent de son but, ni sur qui le présent ait tant de pouvoir au préjudice de l'avenir.
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1. Le rapprochement s'impose avec l’exciamation bien connue du Discours sur les passions de l'amour (de Pascal) : « Qu’une vie est heureuse quand elle commence par l’amour et qu’elle finit par l’ambition! » (Pascal, Pensées et opuscules, éd. Brunschvicg, p. 124).
2. Le mot avarice ne semble pas avoir exactement le même sens dans cette maxime et dans la suivante. Cette extrême avarice dont il est question ici, qui ne voit que le présent, semble bien être l’avarice au sens actuel du terme. Mais dans la maxime suivante le même mot désigne, ce qui est très fréquent au XVII* siècle, l’amour de l'argent en général, que ce soit pour conserver jalousement celui qu’on a (sens actuel du mot, correspondant à la fin de la maxime : d'autres méprisent.) où pour en gagner d'autre (sens actuel de cupidité, correspondant à la proposition 7/ y 4 un nombre infini de gens...).
| | EE un nombre infini de gens qui sacrifient tout leur bien à des espérances douteuses et éloignées, d’autres méprisent de grands avantages à venir pour de petits intérêts présents.
Il semble que les hommes ne se trouvent pas assez de défauts; ils en augmentent encore le nombre par de certaines qualités singulières dont ils affectent de se parer, et ils les cultivent avec tant de soin qu’elles deviennent à la fin des défauts naturels, qu’il ne dépend plus d’eux de corriger.
Ce qui fait voir que les hommes connaissent mieux : l . c’est qu'ils n’ont jamais tort quand on les entend parler de leur conduite : le même amour-propre qui les aveugle d'ordinaire les éclaire alors, et leur donne des vues si justes qu’il leur
O deg s moin
Il faut? que les jeunes gens qui entrent dans le monde soient “honteux ou *étourdis : un air capable et *composé se tourne d'ordinaire en impertinences.
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