‹ MaximesChapitre 179 sur 457 · Ch: « fait la folie et l'avarice, la teigne et la gale · texte numérisé non relu

Ch: « fait la folie et l'avarice, la teigne et la gale

3. Ce mot semble avoir recouvert plusieurs maladies éruptives différentes.

4. Des fièvres chroniques produisant ce qu'on appelait l’éfisie. C'est-à-dire un amaigrissement extrême.

XIIL DU FAUX. N° 6 des deux éditions du XvInI siècle, à l'exception du dernier alinéa qui a été publié pour la 1"° fois par Barthélemy (n° r, sous le titre Fin de la réflexion sur le faux).

choses comme elles sont. Il y en a dont l’esprit est droit, et le goût faux. D’autres ont l'esprit faux, et ont quelque droiture dans le goût. Et il y en a! qui n’ont rien de faux dans le goût, ni dans l'esprit. Ceux-ci sont très rares, puisque, à parler généralement, il n’y a presque personne qui n'ait de la fausseté dans quelque endroit de l'esprit ou du goût.

Ce qui fait cette fausseté si universelle, c’est que nos *qualités sont incertaines et confuses, et que nos vues le sont aussi; on ne voit point les choses précisément comme elles sont, on les estime plus ou moins qu’elles ne valent, et on ne les fait point rapporter à nous en la manière qui leur convient, et qui convient à notre état et à nos qualités. Ce *mécompte met un nombre infini de faussetés dans le goût et dans l'esprit : notre amoutpropre est flatté de tout ce qui se présente à nous sous les apparences du bien; mais comme il y a plusieurs sortes de biens qui touchent notre vanité ou notre tempérament, on les *suit souvent par coutume, ou par commodité ; on les suit parce que les autres les suivent, sans considérer qu’un même *sentiment ne doit pas être également embrassé par toute sorte de personnes, et qu’on s’y doit attacher plus ou moins fortement selon qu'il convient plus ou moins à ceux qui le suivent.

On craint encore plus de se montrer faux par le goût que par l’esprit. Les *honnèêtes gens doivent approuver sans prévention ce qui mérite d’être approuvé, “suivre ce qui mérite d’être suivi, et ne se piquer de rien2. Mais il y faut une grande proportion et une grande justesse ; il faut savoir discerner ce qui est bon en général, et ce qui nous est *propre, et suivre alors avec raison la pente naturelle qui nous porte vers les choses qui nous plaisent. Si les hommes ne voulaient exceller que par leurs propres talents et en suivant leurs devoirs, il n’y aurait rien de

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