IV AVANT-PROPOS
ont occupé une place excessive dans nombre d’éditions (parfois même on l’a pris pour Mme de La Fayette).
Si la présente édition se propose d’être une mise au point, aussi rigoureuse que possible, du texte de La Rochefoucauld tel qu’il est actuellement possible de l’établir, elle n’a pas — par là-même — la prétention d'apporter des Maximes un commentaire philosophique et littéraire très poussé. L'état présent des études sur La Rochefoucauld ne le permettrait pas (peut-être pour une large part en raison des incertitudes que l’on a laissées planer sur l’histoire et l’établissement du texte). En un certain sens, cette édition représentera même une tentative de déblaiement. Trop souvent — c'était la mode au XIX° siècle — l’annotation des Maximes à été conduite en fonction de préoccupations moralisantes consistant à se demander à toute occasion si l'humanité est aussi noire que l’auteur semble le dire, ou s’il fut lui-même aussi méchant qu'il en a l’air. Je ne dis pas qu’il est illégitime de se poser ces questions, mais je pense que le lecteur est assez grand pour se les poser lui-même; il faut mettre à sa disposition tous les éléments d'appréciation, et non prétendre orienter ses réactions.
Dans le même esprit, notre introduction générale posera probablement plus de problèmes qu’elle n’en résoudra. Elle sera comme un «état présent des études sur les Maximes », et sa principale ambition serait d'ouvrir les voies à ee recherches ultérieures.
J'aurais tant de remerciements à formuler ici que je ne peux les exprimer avec autant d’ampleur que je le voudrais,
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ni même nommer toutes les personnes qui m'ont aidé de quelque manière dans la préparation de cette édition.
J'ai déjà cité le nom de M. Marchand, qui reviendra maintes fois dans mes notes et notices. Je tiens à faire savoir que cet éminent spécialiste des éditions et manuscrits de La Rochefoucauld m'a communiqué informations et même documents avec une inlassable générosité.
Je ne saurais trop souligner d'autre part la dette que j'ai contractée envers M. le marquis de Vasselot de Régné, qui m'a permis de divulguer les richesses de ses collections et a poussé l’amabilité jusqu’à m'aider à les dépouiller, ainsi qu’envers M. et Mme Chapet, qui m'ont donné toutes facilités pour étudier le manuscrit qu’ils possèdent.
De diverses manières — communications d'informations, recherches sur des points embarrassants — je ne saurais me dispenser de mentionner l’aide que j'ai reçue de mon maître M. René Pintard; de M. le comte Alfred de La Rochefoucauld ; de MM. de Surirey de Saint-Rémy, conservateur en chef de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, et Mongrédien, président de la Société d'étude du xXvII® siècle; de MM. les libraires Pierre Bérès et Lucien Scheler; de mes collègues MM. W. G. Moore et Gaston Hall, Mlles Naïs et Maïer, MM. Zuber, Rousselet, Lanher, Gueudet et Descrains. Je tiens enfin à dire combien j'ai eu à me louer de lobligeance des conservateurs des bibliothèques et dépôts d'archives, qu'il s'agisse d'établissements étrangers (Archives et Bibliothèque nationales de Stockholm, Bibliothèque municipale de Winterthur) ou français (Archives et Bibliothèque nationales, Bibliothèque de Lyon).
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