‹ MaximesChapitre 23 sur 457 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

La première édition parue (l’achevé d'imprimer est de la fin d'octobre 1664), le travail continua. Il fallait d’abord entretenir et orienter le succès : Mme de Sablé prépara pour le Journal des Savants un article, qui ne parut pas sans avoir été soumis à l’auteur et fortement remanié!. Le voici, tel qu’il fut publié le 9 mars 1665 :

«Une personne de grande qualité et de grand mérite passe pour être auteur de ces Maximes; mais, quelques lumières et quelque discernement qu’il ait fait paraître dans cet ouvrage, il n’a pas empêché que l’on n’en ait fait des jugements bien différents.

L'on peut dire néanmoins que ce traité est fort utile, parce qu'il découvre aux hommes les fausses idées qu’ils ont d’euxmêmes; qu'il leur fait voir que, sans le christianisme, ils sont incapables de faire aucun bien qui ne soit mêlé d’imperfection, et que rien n’est plus avantageux que de se connaître tel que l’on est en effet, afin de n'être plus trompé par la fausse connaissance que l’on a toujours de soi-même.

Il y a-tant d’esprit dans cet ouvrage, et une si grande pénétration pour démêler la variété des sentiments du cœur de l'homme, que toutes les personnes judicieuses y trouveront une infinité de choses fort utiles, qu’elles auraient peut-être ignorées toute leur vie, si l’auteur des Maximes ne les avait tirées du chaos, pour les mettre dans un jour où quasi tout le monde les peut voir et les peut comprendre sans peine. »

D'autre part, La Rochefoucauld apporta en cours de tirage des corrections à son recueil. Certaines ne font que réparer des étourderies ou des maladresses; mais il en est de plus significatives, comme la prudente substitution de jeunes gens à princes dans une maxime sur la mauvaise éducation génératrice d’orgueil?.

publiées (MP 9, 10, 13, 22), tantôt elles furent modifiées en conséquence (max. 9, 37, 65, 170; MS 33).

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