CVI. N° 04 de la 2° éd., 93 des suivantes
À partir de la 2° éd., cette maxime est suivie de trois maximes ajoutées :
1° Une maxime numérotée 95 dans la 2° éd., 94 dans les suivantes :
Les grands noms abaissent, au lieu d'élever, ceux qui ne les savent pas soutenir.
2° Une maxime numérotée 96 dans la 2° éd., 95 dans les suivantes :
La marque d'un mérite extraordinaire est de voir que ceux qui l'envient le plus sont contraints de le louer.
3° Une maxime numérotée 97 dans la 2° éd., 96 dans la 3° et la 4°.
C'est une preuve de peu d'amitié de ne s'apercevoir bas du refroidissement de celle de nos amis.
Cette dernière maxime a été à son tour supprimée (MS 66), et remplacée dans la 5° édition par celle-ci (n° 96) :
Tel homme est ingrat, qui est moins coupable de son ingratitude que celui qui lui a fait du bien.
Le jugement n'est autre chose que la grandeur de la lumière de l'esprit; son étendue est la mesure de sa lumière; sa profondeur est celle qui pénètre le fond des choses; son discernement les compare et les distingue; sa justesse ne voit que ce qu’il faut voir; sa droiture les prend toujours par le bon biais ; sa délicatesse aperçoit celles qui paraissent imperceptibles, et le jugement décide ce que les choses sont. Si on l'examine bien, on trouvera que toutes ces qualités ne sont autre chose que la grandeur de l'esprit, lequel, voyant tout, rencontre dans la plénitude de ses lumières tous les avantages
dont nous venons de parler.
Chacun dit du bien de son cœur, et personne n’en ose dire de son esprit.
La politesse de l'esprit est un tour par lequel il pense toujours des choses honnêtes et délicates.
CVII. N° 08 de la 2° éd., 97 des suivantes. Texte transformé :
2e éd. : On s'est trompé lorsque l'on a cru que l'esprit et le jugement étaient deux choses différentes. Le jugement n'est que la grandeur de la lumière de l'esprit; s4 profondeur pénètre le fond des choses; 54 justesse n'en remarque que ce qu'il 7 faut remarquer; el Sa délicatesse aperçoit celles qui semblent être imperceptibles. De sorte qu'il faut demeurer d'accord que c'est l'étendue de la lumière de l'esprit qui produit tous les effets que l'on attribue au jugement.
3, 4° et 5° éd.: On s’est trompé lorsqu’o7 a cru que l'esprit et le jugement étaient deux choses différentes. Le jugement nest que la grandeur de la lumière de l'esprit; cette lumière pénètre le fond des choses; elle y remarque fouf ce qu’il faut remarquer é/ aperçoit celles qui semblent imperceptibles. Ans? il faut demeurer d’accord que c'est l'étendue de la lumière de l'esprit qui produit tous les effets gu'on attribue au jugement.