‹ MaximesChapitre 29 sur 457 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

et De l'origine des maladies), variations laborieuses sur des idées en vogue, ou encore XV (Des coquettes et des vieillards).

3° Des pages d'histoire, ou plutôt des considérations, un peu dans la manière de Montaigne, sur quelques singularités historiques : réflexions VII (Des exemples) et XIV (Des modèles de la nature et de la fortune), mais surtout la très longue réflexion XIX, intitulée Des événements de ce siècle. C’est aussi à cette catégorie que se rattachent les morceaux sur Mme de Montespan, Retz, Richelieu et le comte d’Harcourt qui forment un appendice aux Réflexions diverses. L'on se trouve là plus près des Mémoires que des Maximes.

Néanmoins, pour distinctes que soient l'inspiration des Maximes et celle des Réflexions diverses, il y a des liens étroits entre elles, à tel point que certaines maximes se retrouvent textuellement dans les Réflexions diverses. Ce fait, joint à quelques autres indices, permet d’entrevoir une chronologie :

Plusieurs réflexions présentent une parenté certaine avec des maximes figurant non seulement dans la première édition, mais auparavant dans le manuscrit de Liancourt et les copies de 1663; il arrive même qu’elles présentent des analogies avec le Portrait de La Rochefoucauld par lui-même, publié dès le début de 1659. Par exemple la réflexion II (De /4 société) s'accorde avec la maxime 242 pour remarquer qu’« on incommode souvent, quand on croit ne pouvoir jamais incommoder! », et avec la maxime 104 pour affirmer que chaque homme doit être regardé d’un certain point de vue (ou de perspective), tandis qu’elle se rencontre avec le Portrait pour parler d’opinions soutenues avec trop de « chaleur » ; l'on est donc fondé à la dater du temps des premières années de la composition des Maximes, et l’on arriverait à la même conclusion pour les réflexions I, V et XIII*.

Mais d’autres sont plus tardives. L'on situerait volontiers la neuvième (De l'amour et de la vie) au niveau de la seconde édition des Maximes, en raison de la ressemblance de la phrase Cet état de l'amour représente le penchant de l'âge, où on commence

1. C’est la rédaction de la réflexion; la maxime dit : « On incommode souvent les autres, quand on croit ne les pouvoir jamais incommoder. »

2. Cf. les rapprochements signalés dans les notes de ces réflexions.

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