DEUXIEME, TROISIEME, QUATRIEME EDITIONS
romains dans la première), précédées du titre Réflexions morales. À la fin se trouve, dans chaque édition, une Table des Matières de ces Réflexions morales.
La deuxième édition, datée de 1666, porte l'indication Nouvelle édition. Le privilège est encore celui de la première (14 janvier 1664); l’achevé d'imprimer est du 1°" septembre 1666. Les maximes sont au nombre de 302. — Par rapport à la première édition, les remaniements sont considérables; la majorité des maximes ont été modifiées, une soixantaine ont été supprimées; il y en eut aussi d’ajoutées. Au total, l'ouvrage est plus court que dans la première édition, non seulement parce que le nombre des maximes a diminué (302 au lieu de 318), mais aussi parce que beaucoup ont été abrégées.
La troisième édition, datée de 1671, porte l'indication Troisième édition revue, corrigée et augmentée. Le privilège est daté février 1671 (sans précision de jour) ; il n’y a pas d’achevé d'imprimer. Les maximes sont au nombre de 341. — Outre ladjonction des maximes 302 à 340, l’on observe encore de nombreuses modifications par rapport aux maximes de la deuxième édition, — beaucoup moins toutefois qu’il ne s’en était produit lors du passage de la première à la seconde.
La quatrième, datée de 1675, porte l’indication Owatrième édition revue, corrigée et augmentée depuis la troisième. Le privilège reste celui de la troisième édition (février 1671); l’achevé d'imprimer est du 17 décembre 1674. Les maximes sont au nombre de 413. On note l'apparition de l’épigraphe, qui n’existait pas auparavant, et qui demeurera dans l'édition définitive.
Alors que la deuxième édition était très différente de la première, et la troisième sensiblement modifiée encore par rapport à la deuxième, il importe de noter que la quatrième n'est pour la plus grande partie qu’une réimpression de la troisième. En effet, si l’on compare minutieusement un exemplaire de 1671 et un exemplaire de 1675, on s'aperçoit que le livre n’a dans son ensemble même pas été recomposé. Il l’a été pour la première page et son verso (avec introduction de l'épigraphe et modification de la maxime n° r), et bien entendu la fin est nouvelle, à partir de la maxime 341; mais de
la maxime 2 à la maxime 340 l’on ne peut noter qu’une correction, qui n’a exigé qu’une recomposition très limitée.
En revanche le passage de la quatrième édition à la cinquième se marque, outre l'addition d’une nouvelle série de maximes à la fin du livre, par d’assez nombreux changements (une quinzaine de substitutions d’une maxime à une autre, et un nombre à peu près égal de modifications à l’intérieur de maximes anciennes).
1. Elle concerne la maxime 186. L'on a parlé à ce propos d’exemplaires « cartonnés », laissant supposer qu’il y en aurait eu auparavant de non cartonnés (appendice au tome I de l'édition G-EF, p. 65); mais les exemplaires «non cartonnés» étaient tout simplement ceux de la troisième édition! — L'édition G.EÆ. signale une autre variante, qui aurait concerné la maxime 264; mais c’est une erreur : la maxime 264 n’a pas changé de la 2° à la s° édition.
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