‹ MaximesChapitre 310 sur 457 · MON CHER LECTEUR · texte numérisé non relu

MON CHER LECTEUR

OICI une seconde édition des Réflexions morales que vous trouverez sans doute plus correcte et plus exacte

en toutes façons que n’a été la première. Ainsi vous pouvez maintenant en faire tel jugement que vous voudrez sans que je me mette en peine de tâcher à vous prévenir en leur faveur, puisque si elles sont telles que je le crois, on ne pourrait leur faire plus de tort que de se persuader qu’elles eussent besoin d’apologie. Je me contenterai de vous avertir de deux choses : l’une, que par le mot d’Intérét on n'entend pas toujours un intérêt de bien, mais le plus souvent un intérêt d'honneur ou de gloire; et l’autre, qui est la principale et comme le fondement de toutes ces réflexions, est que celui qui les a faites n’a considéré les hommes que dans cet état déplorable de la nature corrompue par le péché ; et qu’ainsi la manière dont il parle de ce nombre infini de défauts qui se rencontrent dans leurs vertus apparentes ne regarde point ceux que Dieu en préserve par une grâce particulière. Pour ce qui est de l’ordre de ces réflexions, vous n'aurez pas de peine à juger, mon cher Lecteur, que comme elles sont toutes sur des matières différentes, il était difficile d’y en observer. Et bien qu’il y en ait plusieurs sur un même

sujet, on n’a pas cru les devoir mettre de suite, de crainte d’ennuyer le lecteur, mais on les trouvera dans la table.

Il y a 302 maximes.

Pour les maximes 1 à 288, qui correspondent à la première édition transformée, cf. les indications que nous avons données dans les notes de cette édition. De même pour les maximes 293 (XVII de la première édition), 297 (XLVIII de la bremière édition) et 302 (réflexion finale sur la mort).

Les maximes 289 à 301 (à l'exception des maximes 293 et 297) constituent une addition. Elles se présentent déjà sous leur forme

définitive (celle de l'édition de 1678).

LE LIBRAIRE AU LECTEUR

OICI une troisième édition des Réflexions morales que

vous trouverez plus ample et plus exacte que les deux premières. Vous pouvez en faire tel jugement que vous voudrez, je ne me mettrai point en peine de vous prévenir en leur faveur. Si elles sont telles que je les crois, on ne pourrait leur faire plus de tort que de se persuader qu’elles eussent besoin d’apologie. Je me contenterai de vous avertir de deux choses : l’une, que par le mot d'Intérêt on n'entend pas toujours un intérêt de bien, mais le plus souvent un intérêt d'honneur ou de gloire; et l’autre (qui est comme le fondement de toutes ces réflexions), que celui qui les a faites n’a considéré les hommes que dans cet état déplorable de la nature corrompue par le péché; et qu’ainsi la manière dont il parle de ce nombre infini de défauts qui se rencontrent dans leurs vertus apparentes ne regarde point ceux que Dieu, en préserve par une grâce particulière.

Pour ce qui est de l’ordre de ces réflexions, on n'aura pas de peine à juger que comme elles sont toutes sur des matières différentes, il était difficile d'y en observer. Et bien qu'il y en ait plusieurs sur un même sujet, on n’a pas cru les devoir mettre de suite, de crainte d’ennuyer le lecteur, mais on les trouvera dans la table.

Il y a 341 maximes.

Pour les maximes 1 à 301, qui correspondent à la deuxième

édition transformée, cf. ce qui a été dit de la première et de la

deuxième édition. De même pour la maxime 341 (réflexion finale sur la mort).

Les maximes 302 à 340 constituent une addition. Elles se présentent déjà sous leur forme définitive (celle de l'édition de 1678), à une seule exception près :

331. Il est plus difficile d’être fidèle quand on est heureux que quand on est maltraité (texte maintenu dans la 4° édition; dans la 5° on lira : X] est plus difficile d’être fidèle à 54 maîtresse quand on est heureux que quand on er est maltraité).

LE LIBRAIRE AU LECTEUR

ETTE quatrième édition des Réflexions morales est

encore beaucoup plus ample et plus exacte que les trois premières. L’approbation que le public leur a donnée est au-dessus de ce que je puis dire en leur faveur. Et si elles sont telles que je les crois, comme j’ai sujet d’en être persuadé, on ne pourrait leur faire plus de tort que de s’imaginer qu’elles eussent besoin d’apologie. Je me contenterai de vous avertir de deux choses : l’une, que par le mot d'Intérêt on n'entend pas toujours un intérêt de bien mais le plus souvent un intérêt d'honneur ou de gloire; et l’autre (qui est comme le fondement de toutes ces réflexions), que celui qui les a faites n’a considéré les hommes que dans cet état déplorable de la nature corrompue par le péché; et qu’ainsi la manière dont il parle de ce nombre infini de défauts qui se rencontrent dans leurs vertus apparentes ne regarde point ceux que Dieu en préserve par une grâce particulière.

Pour ce qui est de l’ordre de ces réflexions, on n'aura pas de peine à juger que comme elles sont toutes sur des matières différentes, il était difficile d'y en observer. Et bien qu'il y en ait plusieurs sur un même sujet, on n’a pas cru les devoir toujours mettre de suite, de crainte d’ennuyer le lecteur, mais on les trouvera dans la table.

Épigraphe : Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés (comme dans l'édition définitive).

Suivent 413 Mmaximes.

Pour les maximes I à 340, qui reproduisent presque exactement

les maximes correspondantes de la troisième édition?, cf. ce qui a été dit de cette édition. De même pour la maxime 413 (réflexion finale sur la mort).

Les maximes 341 à 412 constituent une addition. Elles 5e présentent déjà sous la forme définitive (celle de l'édition de 1678), à trois exceptions près, que voict :

372. On craint toujours de voir ce qu’on aime, quand on vient de faire des coquetteries ailleurs (maxime supprimée dans la 5° édition?, remplacée par celle-c1 : La plupart des jeunes gens croient être naturels, lorsqu'ils ne sont que mal polis et grossiers).

375. On doit se consoler de ses fautes, quand on a la force de les avouer (maxime supprimée dans la 5° édition*, remplacée par celle-ci : Les esprits médiocres condamnent d’ordinaire tout ce qui passe leur portée).

399. Il y a une élévation qui ne dépend point de la fortune : c'est un certain air de supériorité qui nous distingue.…., et la suite comme dans la 5° édition (où les mots de supériorité manqgueront).

En outre la quatrième édition comporte une erreur de numérotation, corrigée dans la cinquième : les 377°, 378° et 379° maximes y sont numérotées 378, 379 et 380, de sorte qu'il n’y a pas de n° 377, mais qu'il y a deux n°% 380.

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