‹ MaximesChapitre 396 sur 457 · Guillaume de Lamoignon · texte numérisé non relu

Guillaume de Lamoignon

Lettre 40. — Lettre publiée par Mme Durry, Awtograbhes de Mariemont, 1'° partie, t. 1, pp. 193-194. — C'est cette lettre qui prouve que le Discours sur les Réflexions ou Sentences et Maximes morales est l'œuvre de La Chapelle-Bessé (cf. sxpra, p. 264). Mme Durry en a déterminé la date et reconstitué les circonstances : La Rochefoucauld, irrité d’abord par la pesante dissertation de La Chapelle, dut, lorsqu'il vit le P. Rapin, « faire mainte réserve, demander nombre de modifications. Puis craindre d’avoir offensé son avocat, manqué de « délicatesse » envers son défenseur : si bien que le lendemain il écrit au prêtre. Dans son post-scriptum il va jusqu’à indiquer qu'il serait prêt à sacrifier les Maximes plutôt que de peiner La Chapelle. Mais sacrifier un chef-d'œuvre.» (Op. cit, pp. 196-197.) —Le Père Rapin, Jésuite, est bien connu comme critique littéraire (1621-1687).

en avez pour les consciences. N'ayez, s’il vous plaît, aucun égard à l'intérêt des maximes et ne songez qu’à ne me laisser manquer à rien! vers l'homme du monde à qui je veux le moins manquer. Je vous demande pardon de la liberté que je prends, mais Mr. de la Chapelle en est cause en toutes manières et il m'a tellement assuré que j'ai quelque part en l’honneur de vos bonnes grâces que j'espère que vous m'accorderez celle que je viens de vous demander et de me croire à vous avec toute l'estime et le respect imaginables.

LA ROCHEFOUCAULD À Paris, le 12 de juillet.

Je ne veux pas même écrire à M. de La Chapelle afin que? ce soit vous seul qui me répondiez de ses sentiments.

Encore une fois, mon Très Révérend Père, comptez, s’il vous plaît, les maximes pour rien, et croyez que j'aime mille fois mieux qu’elles ne parussent jamais que de faire la moindre peine à ceux qui en ont pris la protection.

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