‹ Maxwel drame en cinq actes et un prologueChapitre 21 sur 115 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, WALDECK...

WALDECK, h demi-roix.

Bonjour, maître Burckard.

BURCKARD

Eh! c’est monsieur...

WALDECK

Chut!... Personne n’est venu me demander?

Personne...

BURCKARD

WALDECK

Faites-moi servir une chope.

Il vient s’asseoir h une table libre sur le derant du théâtre, en tournant le dos aux autres personnages.

Charlotte!... une chope à M. Waldeck!

ULRIC, se retournant.

Waldeck ?

MAXWEL

WALDECK, à part.

U avait bien besoin de crier si fort!

ULRIC

Comment, c’est loi, mon vieux Shylock?...

WALDECK

Monsieur le comte!...

ULRIC

Et que viens-tu faire chez maître Burckard, aimable fils de Jacob?... Espères-tu y renconlrer quelque veuve à dépouiller, quelque orphelin à gruger, quelque fils de famille à obliger? car tu es l’obligeance même!... Il n’y a pas un de ces messieurs à qui tu n’aies prête sur la mort de ses proches parents! et Dieu sait avec quel désintéressement! Aussi prospères-tu, chère colonne du temple! Combien as-tu acheté de maisons?

WALDECK

Des maisons, Seigneur Dieu! une misérable bicoque, tout au plus!

Oui, la maison du pendu, n’est-ce pas?... Je te conseille d’en parler! un joli trafic que tuas fait là!

WALDECK

Quel trafic? vos tuteurs la mettaient en vente; je l’ai, achetée.

ULRIC

Pour la montrer aux étrangers, comme une des curiosités de la ville. Oui, messieurs, le crime de ce misérable Butller, dont mon père a été victime, est devenu pour l’honnête M. Waldeck une source de revenus. Il a gardé jusqu’aux meubles, aux ustensiles, aux vêtements même de l’assassin, je crois, pour donner à la maison un attrait de plus! Par malheur, le crime a vieilli, et les deux cents malheureux fioiins qu’il a enterrés là tout vifs ne lui rapportent plus un denier, les pauvres enfants! u’est-ce pas lamentable!... Va ! va! tranqui 11 ise-toi ! tu te consoleras avec les diamants de Cécilia.

„ WALDECK

Je ne comprends pas...

ULRIC

Comment? tu en es à apprendre qu’on a volé hier les diamants de Cécilia? oh! mais! superbe affaire, mou cher Waldeck? Je suis trop ton ami pour ne pas t’en avertir! s’ils ne l’ont pas encore passé par les mains, cela ne tardera guères; car on sait que lu aimes les bijoux, gourmand!

WALDECK

Que voulez-vous? je ne suis pas d’àge à aimer comme vous

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