‹ Maxwel drame en cinq actes et un prologueChapitre 63 sur 115 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

de jour en jour, devant ce cri qui s'échappe de toutes les bouches : ton père est un assassin!... J’ai aoûté d’abord... et puis... Ma mère n’éfaitplus là!... j’ai fini par croire... (joignant les mains*) O mon père, pardonne-moi ! (Regardant aotonr d’elle.) Ah 1 comme ils se réveillent à présent, tous ces souvenirs effacés!... Rcinold!... la reconnais-tu cette maison où fut notre berceau? les reconnais-tu ces vieux meubles, qui semblent nous sourire comme de vieux amis.

REINOLD, d’un air sombre.

Nou! rien!... je ne me rappelle rien...

MAtlTHE.

Ah! je les reconnais, moi, comme si je les avais quittés hifer!... tiens! c’est là que noire mère s’asseyait pour filer!... l'ieu !... voilà son rouet!... Et là... tu ne te rappelles pas?... Quand noire père, assis sous le manteau de la cheminée, nous prenait sur ses genoux pour nous endormir avec l’histoire du franc-chasseur ou de la sorcière Lorelcy ?...

REINOLD

Non!...

MARTHE

11 v avait... oui !... l’horloge de bois, que nous aimions faut à regarder, quand le coq chantait midi! la voilà! muette! immobile !...

REINOLD, avec un cri do joie.

Ah ! l’horloge!... oui... je la reconnais!

MARTHE

O maison bien-aimée, toi qui nous as vus si heureux autrefois et qui nous retrouves aujourd’hui si désespérés, accueille-nous, reconnais-nous aussi! ce sont tes enfants qui te reviennent et qui te bénissent!. ..Mon Dieu! Si je pouvais prier !... (Montrant une porto.) Ah ! là!..- OU il... (Elle va ouvrir la porte.) Reinold !... à la tète du lit!... vois!... le crucifix devant lequel... notre mère... en nous faisant joindre les mains... s’agenouillait avec nous! (Elle tombo à genoux. — Rcinold, debout derrière elle, s’incline, la tèlo appuyée contre le buffet. — long silence. — Marthe so relève et entre en chancelant dans la chambre voisine.)

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