‹ Maxwel drame en cinq actes et un prologueChapitre 7 sur 115 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les Mêmes, MARGUERITE.

Marguerite tient une poupée à la main.

MARGUERITE

Petit pèref

MAXWEL, rudement.

Quoi?... (Marguerite s’arrête avec crainte.)

GOULDEN

Est-ce là comme tu accueilles ton enfant?

MAXWEL

MAXWEL.

Pardonne!... en un pareil jour, je ne sais plus élre père. (S’asseyant et prenant Marguerite sur ses genoux.) Que veux-tu?...

MAItCUEtUTE.

C’est une pauvre femme qui est là à la porte et qui a bien du chagrin !... Elle a deux petits enfants avec elle, grands comme moi; c’est à dire le petit garçon, car la petite fille est bien plus grande; j’ai voulu lui donner ma poupée, mais elle n’en a pas voulu.

MAXWEL.

Quelle est cette femme?

MARCUERITE.

Elle dit que son mari va mourir et qu’il est innocent. N’est-ce pas, petit père, que s’il était innocent on ne le ferait pas mourir. (Maxwcl repose Marguerite à terre el se lève.) Je ll’ai pas pu m’empêcher de pleurer aussi, moi... Ce vilain monsieur Sparck, tu sais, Sparck?... il voulait la chasser! alors je suis venue te le dire!

MAXWEL, très-ému.

TuTentends?... je ne puis voir cette femme, mais toi... il faudra prendre soin d’elle, de ses enfants!...

GOULDEN

Maxwell... le sursis!...

MAXWEL, avec fermeté.

Non!...

GOULDEN, k Marguerite.

Demande avec moi, Marguerite I... c’est pour cette pauvre femme!...

MARGUERITE, joignant les mains.

Oh! petit père, je t’eu prie!...

MAXWEL.

Non!... •

GOULDEN, après un silence.

■ Viens! mon enfant !... (il prend Marguerite par la main et sort avec elle.)

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