‹ Maxwel drame en cinq actes et un prologueChapitre 8 sur 115 · SCENE VIJ · texte numérisé non relu

SCENE VIJ

MAXWEL, sent.

Pourquoi suis-je troublé?.;, ma conviction est-elle ébranlée par les rêveries de Goulden? non!... Ce millième de probabilité dont il parle n’existe même pas!.,. La déduction logique de tous les faits consignés au procès conduit fatalement à la culpabilité de Buliler... Une vision, un rêve, un

fluide, hypothèse inventée par un cerveau malade, voilà ses suprêmes arguments!... Les intérêts de la société, ceux de la justice et de la morale a la merci d’une science empirique et aveugle!... En vérité, cela ne mérite même pas l’honneur d’une réfutation!... Un sursis! à quoi bon? à prolonger l’agonie de ce malheureux!... il faudrait un miracle pour... Ah! je donnerais tout ce que je possède pour un aveu de Rutiler!... Les sophismes de ce Goulden se pressent dans mon esprit, le tourmentent, le travaillent maigre, les révoltes de ma raison... Innocent!... cette seule pensée me fait dresser les cheveux sur la tête!... non ! non! chimères, folie!... J’ai fait tout ce que je pouvais faire! j’ai épuisé tous les moyens de contrôle clferts à la sagesse humaine!au delà!... Chassons ces vains fantômes! soyons mailrc de moi! je veux l’être! je le suis!... (il va sc rasseoir devant son bureau, Rulten paraît au fond.)

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