PREMIERE PARTIE. — LA STATIQUE
Ainsi, dans Téquation générale de Tart. 17, il faudra mettre Sx -h §Ç, S y H- S», Sz H- S^ à la place de èx^ 8y , Bz ; et ensuite égaler à zéro les termes affectés des variations Sx, Sy, Sz, ainsi que ceux qui se trouveront affectés des nouvelles variations 8Z, 8m, en, SL, SM, 8N, après les avoir fait sortir hors des signes S, puisque ces variations sont les mêmes pour toutes les particules du fluide.
On voit d'abord que l'introduction des variations 8Ç, Sw, SÇ n'apporte aucun changement aux équations qui doivent avoir lieu pour tous les points du fluide, et qui résultent des termes affectés d'une triple intégration, parce qu'en égalant à zéro les coefficients de Sx, Sy, Sz dans ces termes, les variations S0, Sw, 8^ disparaissent en même temps. D'où il suit que les lois générales de l'équilibre contenues dans les formules de l'art. 19 sont indépendantes de l'état comme de la figure du noyau.
34. Il n'y a donc à considérer que l'équation aux limites, que nous avons réduite, dans l'art. 30, à la forme
SA'(cosaScr'+ cosj^Sj'-f- cos y Sz)ds^ = o.
En y substituant pour Sa:', Sj', 8z' les valeurs Sx'-^- SÇ', Sy'-h Sw',Sz'-h S^ marquées d'un trait, pour les rapporter à la surface du fluide contiguë au noyau, elle devient
. SA'(cosaSx'-h cos|3Sy'-h cos^Sz')^^
H-SA'^cosaSg'-h cos|SS«'-f-cosySC')rfj' = a.
La partie qui contient les variations Sx', Sy', Sz' est nulle d'elle-même, comme nous l'avons démontré dans l'art. 51. L'autre partie du premier membre de l'équation devra donc aussi être nulle. On y substituera les valeurs de Sf , S»', 8^', et l'on égalera ensuite séparément à zéro les quantités multipliées par S/, Sm, 8n, SL, S M; SN; on aura ces six équations,
SA'cosa^^ = o, Sa'cos/3^^ == o, S?<'cosyds^= o,
sy {y cosy — z' cos|3) ^*= o.
Sa' ( z' cos a — or' cos y)ds^:= o, Sa'( a;'cos|3 — j'cosa) c&^= o,
qui seront nécessaires pour l'équilibre complet du fluide et du solide.
ig8 Ml^CANIQUE ANALYTIQUE.
Ces équations répondent à celles de Tart. 62 de la sect. V, en substituant ds^ pour dm, et A'cosa, A'cosp, a'cos7 pour X, Y, Z. En effet, >! étant la force de pression qui agit perpendiculairement sur la surface du noyau solide, a' cos a, a' cos p, a' C0S7 seront les forces qui en résultent, suivant les directions des coordonnées x^ 7, 2, et il faudra que le solide soit en équilibre, chacun des points de sa surface étant sollicité par ces mêmes forces.
55. Mais lorsqu'un fluide est supporté par un solide de figure donnée, et que l'un et l'autre sont sollicités par des forces quelconques, il est plus simple de tirer directement la solution du problème de l'équation fondamentale de l'art, 16, en y substituant immédiatement pour ^.r, ^y^ Sz^ leurs valeurs complètes ^\ -+- 8^, ^y H- Sw, (îz -h ^1^ (art. 53).
Les variations Sx, J'y, Sz étant indépendantes des autres variations J"/, Sm, etc. , donneront une équation semblable à celle de l'art. 17, et fourniront les mêmes résultats pour l'équilibre du fluide, que dans le cas où le solide est supposé fixe.
A l'égard des autres variations J"^, Sw, 8^, il est d'abord aisé de voir
qu'elles ne donnent rien dans les valeurs des dififérences partielles -V^ > — ^ ?
--J— > puisque les variations S/, Sm, iT/i, 8L, (î^M, 8N sont censées indépendantes de x^ j, z.
Ainsi il suffira de substituer 8^, 811, 8^ à la place de 8jr, 8j, Sz dans
la formule
S(X8a:-h Y(ÎJH- Zlz)Tdxdydz,
et d'égaler séparément à zéro les quantités multipliées par chacune des six variations ^/, ^/w, ^/i, ^L, cî'M, cî'N, après les avoir fait sortir hors du signe S. Il est visible qu'on aura de cette manière les mêmes équations qu'on a trouvées dans la sect. V (chap. IV), pour l'équilibre d'un corps solide dont chaque particule rfm, qui est ici Tdxdjdzj est animée par des forces quelconques X, Y, Z; de sorte que Ton a pour l'équilibre d'un fluide sur un noyau mobile, les mêmes équations que si le fluide devenait solide.
56. Il résulte de ces deux manières d'envisager les variations, que la pression du fluide sur la surface du noyau équivaut à l'action de toutes les forces qui sollicitent chaque particule du fluide, en supposant que le fluide