R = 0,50 OA
Le coefficient de résistance est donc 0,50. Borda avait trouvé 0,S5, et la discussion d'observations faites par Newton sur la durée de la chute de sphères solides dans l'eau a donné comme moyenne, pour ce coefficient, la valeur 0,523. Cette valeur augmenterait avec la vitesse, ainsi qu'il vient d'être dit plus haut pour les corps prismatiques.
S7i. Bésistanee oa impulsion des fluides élastiques. Pression du vent. — Les mêmes coefficients s'appliquent, à très peu près, à tous les fluides dont la résistance ou l'impulsion sont, toutes choses égales, sensiblement proportionnelles au poids spécifique II, qui figure dans la formule. Pour ce qui est, par exemple, de la pression du vent sur une plaque mince normale à sa direction, on aurait comme ci-dessus :
R = 1,856IIA^V
Le poids spécifique de l'air, à la température de la glace fondante et sous la pression de 760 millimètres, est de 1*^ .293 ; à 12 degrés centigrades, et sous la pression de O^ïTSO, conditions qui se rapprochent plus de celles des tempêtes, il est de 1*^.222. Il vient ainsi en substituant :
R = 0,116 Av',
pour les vitesses d'environ un mètre par seconde ; le coefficient 0,116 devant être un peu augmenté pour les vitesses
Qoo^^
plus grandes. On prend ordinairement, en moyenne, et en nombre rond :
R= 0,125 A6''=^Av^
Certaines expériences de Borda et de Hutton avaient montré que rimpulsion de l'air n'était pas proportionnelle à la surface A de la plaque heurtée et avaient amené ce dernier à proposer d'affecter cette surface A de l'exposant 1,1. La pression augmenterait ainsi plus vite que la surface. Cette conséquence est toul-à-fait contraire à l'analyse du phénomène faite d'après les idées de Du Buat. Si l'on admet, avec lui, que la pression vive soit sensiblement proportionnelle à la surface heurtée, on ne peut faire la même hypothèse pour la non-pression. Celleci, en effet, se produit surtout le long du périmètre de la face postérieure de la plaque, elle est presque nulle vers le milieu lorsque cette plaque est très étendue; il en résulte que, toutes choses égales, la non-pression doit être plus grande, proportionnellement, sur les petites plaques que sur les grandes. On comprend, en effet, que la vitesse limite susceptible de faire le vide complet derrière une plaque heurtée doive être beaucoup moindre lorsque cette plaque est de petites dimensions. Par conséquent, pour une môme vitesse, l'impulsion totale du vent doit être plus grande, par unité superficielle, sur de petites surfaces que sur des surfaces étendues.
Cela est tout à fait d'accord avec les très nombreuses observations faites, dans Tile de Garvie, pendant la construction du pont sur le Forth, sous la direction de M. Benjamin Baker.Les pressions du vent y ont été observées simultanément sur une large plaque rectangulaire de 6'",00 sur 4",50 et sur une petite plaque circulaire de 0",39 de diamètre. La pression sur la petite plaque a toujours été beaucoup plus élevée, par unité superficielle, que celle sur la grande plaque. Le rapport des deux chiffres varie de 1,27 à 2,83 ; il est, en moyenne de 1,70 environ, pour les observations correspondant aux coups de vent violents. La grande amplitude dos variations de ce rap-
g 2. - KTUDE EXPÉRIMENTALE. 569
port met d'ailleurs en évidence le fait bien connu de Tirrégularilé de la pression du vent qui se fait sentir par rafales.