AVANT-PROPOS XXV
Le Chapitre VIII traite des mouvements ondulatoires, dont Tétude théorique élémentaire est aujourd'hui possible, grâce aux travaux de M. Boussinesq, dont les résultats se sont accordés d'une manière si remarquable avec les recherches expérimentales de M. Bazin sur la propagation des ondes. J'étudie d'abord les ondes de translation de forme quelconque, puis l'onde solitaire qui seule se propage sans se déformer. Je donne ensuite, d'après Gerstner, une théorie élémentaire des ondes d'oscillation ou de la houle, avec quelques indications sommaires sur le clapotis. J'ai rattaché à ce chapitre les mouvements oscillatoires de l'eau dans les tubes et les colonnes liquides oscillantes proposées pour économiser Teau dans les écluses de navigation. Enfin, je termine le chapitre par quelques indications générales sur les marées de la mer et les marées fluviales, d'après Comoy. On trouvera, dans ce dernier paragraphe, l'indication des méthodes données par M. Lechalas pour déterminer la vitesse moyenne, à un instant quelconque, dans l'une des sections transversales du fleuve, dans la partie soumise à l'action de la marée ; et aussi le résumé d'un travail de M. le professeur Cauthorne Unwin relatif au mouvement des eaux dans les estuaires et à la manière dont s'y mélangent les eaux de diverses provenances. Le chapitre se termine par quelques considérations générales sur l'amélioration des estuaires des fleuves à marée, empruntées à M. le professeur Franzius.
C'est là que se termine, à proprement parler, l'hydraulique, ou Tétude du mouvement de l'eau.
Le Chapitre IX, qui suit, est relatif aux fluides élastiques. 11 est impossible d'établir une théorie des mouvements de ces fluides sans s'appuyer sur les principes de la thermodynamique et, d'autre part, il m'était diffi-
XXV! HYDRAULÏOUK
cile de donner, dans un traité d'hydraulique où les fluides
élastiques ne figurent que d'une façon accessoire, un
exposé complet de la théorie mécanique de la chaleur.
J'ai essayé d'en établir d'une façon simple, qui sera peut-
itre trouvée peu rigoureuse, les équations générales
lécessaires à lobjet spécial que j'avais en vue : l'élude
lu mouvement des gaz parfaits.
Après avoir donné ces formules générales, je les appli- |ue aux réservoirs d'air en communication avec les conluites d'eau et à Tétude du mouvement des gaz. D'après A. Haton de la Goupillière, j'indique la loi du mouvenent varié d'un gaz remplissant un réservoir et j'aborde msuite le problème, plus important, de l'écoulement des jaz par longues conduites. Les travaux de M. Arson sur egaz d'éclairage servent encore aujourd'hui de règle aux ngénieurs qui s'occupent de la distribution du gaz; mais 1 semble que les coefficients numériques qu'il a déduits le ses expériences el les tables qu'il a calculées ne sont )as applicables au transport de l'air comprimé. C'est du noins ce qui résulte d'expériences faites d'abord par M. Jtockalper, puis par M. Kraft et en dernier lieu par M. {iedler. Ces expériences paraissent encore trop peu nom- )reuses et trop peu précises pour que l'on puisse en déluire de nouveaux coefficients et une nouvelle formule et e me borne à conseiller provisoirement, d'après l'avis de ^I. Kraft, l'usage des tables numériques dressées pour le lalcul des conduites d'eau, qui fournira tout au moins une ipproximation.
Enfin le Chapitre X et dernier est relalifàla résistance les fluides, question encore très obscure sur laquelle la -héorie et Texpérience font également défaut. La théorie ledonneun résultat positif que pour le problème de l'im- )ulsion d'une veine fluide contre un plan indéfini ; lors-