‹ Mécanique appliquée:Chapitre 87 sur 148 · GRUES DES COURS D'EAU · texte numérisé non relu

GRUES DES COURS D'EAU

On peut donc considérer comme démontré que, dans les circonstances indiquées, la vitesse de propagation d'un débit q est d'autant plus grande que le débit est plus grand ; il en résume que la tète et la queue d'une crue marchent moins vite que son sommet : la partie postérieure de la crue s'allonge donc de plus en plus, tandis que la partie antérieure se raccourcit*.

Mais le contraire doit arriver souvent dans les rivières débordées. La largeur à fleur d'eau croit très rapidement avec q^

le terme - n'est plus négligeable, et il peut se faire que la

vitesse de propagation Vq soit moindre pour les débits élevés que pour les débits plus faibles ou décroisse lorsque q grandit. Elle sera plus petite alors pour le sommet de la crue que pour sa tète ou sa queue ; la partie antérieure de la crue s'allongera, tandis que la partie postérieure se raccourcira de plus en plus. Cette conséquence a été vérifiée par M. Graëff dans son Mémoire sur t application des courbes des débits à tétude du régime des rivières, etc^.

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