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CHAPITRE XXXIV

Le» ouvriers, les fonctionnaires, qui ne sont jtayës qu’au bout de la semaine ou du mois, font crédit, mais c’est un crédit sans importance. 11 serait trop incommode de rendre quotidien le payement des honoraires.

L’émission d’actions ou d’autres titres est-elle une opération de crédit? Nullement. On commence par appeler un versement qui répond amplement des versements complémentaires. Le souscripteur qui, à l’époque voulue, ne fait pas ces versements complémentaires, est déchu. On verse pour lui, et on vend le titre pour son compte. Le crédit est pour si peu dans ces émissions que. très-souvent l’émetteur ne connaît même pas les souscripteurs, les titres étant au porteur.

On sait que les chèques (mandats ou virements), que la délégation, que la compensation sont des payements économiques, et non des actes de crédit.

On sait à quoi se réduit le crédit en fait de lettres de change et d’effets à ordre. Les stipulations sont si sévères qu’on se considère déjà comme payé quand on a pu régler en elfets à ordre une revendication

LE CRÉDIT

([uelcoiique. Le débiteur est alors transformé en caissier, et si la caisse est dégarnie au terme toujours prochain de l’échéance, le caissier est mis au ban du commerce. Est-ce de la confiance? Est-ce du crédit ?

C’est quand on vend des marchandises sur facture qu’oir fait réellement crédit, mais c’est du crédit en marchandises, marchandises sur lesquelles on perçoit, non des intérêts, mais de gros bénéfices, ou vraiment marchandises de rebut dont on veut se défaire en les vendant même à crédit.

Deux parieurs qui ne déposent pas la somme pariée, et qui attendent l’événement futur d’où dépend le gain ou la perte, font crédit. On fait ce crédit parce qu’il est réciproquement simultané pour les deux parieurs et parce qu’on joue.

Quelquefois, dans l’espoir de sauver un capital périclitant, on avance de l’argent; on fait crédit, mais c’est à corps défendant; on serait heureux de pouvoir échapper à cette triste nécessité.

Bref, le véritable crédit, le crédit de confiance, celui qui consiste à débourser un capital sonnant pour

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