CII.U’ITHK XI
senients, des luttes territoriales. Souvent on l'obtient par des moyens opposés: l’accord, le traité, la convention, le concordat, l’adoption simultanée d’une mesure reconnue réciprocjuement salutaire. Le jour viendra donc pour les traités monétaires.
Les États se promettront réciproquement de n’avoir aucune relation d’affaires, aucune créance, aucune dette envei-s les banques d’émission quelles qu’elles soient.
Ils se promettront qu’au bout d’un certain temps et par des retraits successifs tout l’or supposé actuellement émis par les banques privilégiées sera annulé.
Ils se promettront de ne plus accorder aucun privilège pour l’émission de l’or supposé.
Ils .se promettront de ne plus recevoir, à partir d’une certaine époque , aucun payement en or supposé et de n’accepter que des reconnaissances de dépôt donnant, non une créance, mais la propriété de l’or vrai réellement déposé. Cette stipulation suffira pour arrêter toute émission d’or supposé sans la défendre. Répudié et refusé par les caisses publiqnes, l’orsiqqiosé sera bientôt répudié et refuse
coNci.rsioN
par le public loiit entier. Le privilège disparaUra, l’or siippos»! (lisj)araîtra, et aucune liberté ne sera lésée.
On pourrait objecter (pie partout les Etats ont des dettes envers les banques privilégiées. C’est vrai, mais ils sont libres de changer de créanciers, il leur est facile d'emprunter au public ce qu’ils ont emprunté auv banques privilégiées et de les rembourser.
Ils cesseront ainsi d’avoir une part même indirecte dans les bénéfices que les banques privilégiées réali.sent en s’appropriant une portion du capital général.
On pourrait encore objecter que cette portion du capital général (jue les banques d’émksion s’approprient en émettant l’or suppose rec}oit au moins une bonne destination; qu’elle est continuellemeut employée à escompter et que si l’or supposé venait à manquer, les effets à ordre ne trouveraient plus d’escompteurs.
En droit cet argument n’a aucune force, l’expropriation ne pouvant avoir fieu que moyennant indemnité. Il n’est pas juste de faire supporter