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LES SECOUSSES MONÉTAIRES ET L’ÉLÉVATION DE L’ESCOMPTE

Lorsqu’une secousse monétaire se déclare, la différence dans la valeur de l’or entre un pays et l’autre n’est pas une différence permanente et irréductible comme la différence produite par les tantièmes monétaires inégaux ; c'est une différence accidentelle, anormale, contraire à la nature des choses et qui ne peut durer. L’équilibre doit se rétablir, tout le monde y travaille.

Sans qu’on tienne conseil ni au Nord ni au Midi toutes les volontés sont unanimes. Le mot d’ordre

IfiO CHAVITKE XXX

est clüiiiié par le bon sens. Que fait le Midi , la région de l’or renchéri , de tous les prix tombés? Il cesse d’importer les marchandises du Nord, marchandises qu’il faudrait payer avec de l’or devenu plus précieux. Il s’abstient surtout de lui prêter des fonds. Comment le Midi, qui a peu de monnaie, préterait-il au Nord, qui en a beaucoup?

En même temps qu’il suspend ses achats et ses prêts à l’étranger, le Midi cherche à exporter luimême des marchandises et à importer de l’or, de cet or qui est devenu bon marché au delà de la frontière. Tous les négociants, tous les banquiers agissent dans le même but; il y va de l’intérêt de chacun, il y va donc du salut public; bref, le pays tout entier sent qu’il est nécessaire d’arrêter la sortie de l’or, ou, pour mieux dire, il sent qu’il ferait de mauvais achats, qu’il prêterait à mauvaises conditions, si, en ce moment, il achetait ou s’il prêtait dans les pays où l’or est abondant.

Tout baisse donc au Midi : les titres , les immeubles , les denrées. Ceux qui ont besoin d’or sont obligés de le payer plus cher, c’est-à-dire de donner par contre un autre bien en plus grande quantité

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