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ES SECOUSSES MONÉTAIRES

ruineuse. On ne peut vendre ni titres ni denrées sans subir des pertes énormes. On vend au contraire les lettres de change et les effets à ordre sans autre préjudice que quelques semaines d’escompte calculées à un taux annuel plus élevé. Si tout le monde pouvait traverser la secousse monétaire à de pareilles conditions, on devrait s’en féliciter.

L’élévation de l’escompte pendant la secousse est un fait spontané, aussi spontané que la secousse ellemême. Elle est une manifestation naturelle de la corrélation d’équilibre qui existe entre toutes les valeurs, elle est en même temps une demande de secours monétaire que les pays du dehors entendent toujours.

Dans le Midi les prix s’abaissent et l’escompte s’élève; aussitôt les yeux sont tournés et les bras sont tendus vers le Midi. Le Midi vend à bon marché ses denrées, il donne à bas prix ses propres titres et les titres étrangers qu'il a en portefeuille : on lui achète. La devise Midi (lettre de change ou effet à ordre) est soumise à un escompte très-productif : l’étranger se fait l’escompteur du Midi, et par suite son débiteur immédiat. Mais l’étranger ne trouve

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