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RETABLISSEMENT DE L'EQUILIBRE NATUREL

Les déséquilibres du cheval neuf se traduisent par la contracture o la distension de groupes musculaires appartenant soit à la tension supérieure soit à la tension inférieure du pont vertébral.

: Le rétablissement de l'équilibre naturel doit, donc simultanément étruire la contracture des muscles raccourcis et renforcer la contraction toniue des muscles défailiants et distendus.

Il existe deux méthodes pour arriver à ce but :

= La première, artificielle et brutale, peut être qualifiée de négative. Se asant sur le fait que tout déséquilibre se traduit par un port vicieux d'encoure, elle se sert d'enrênements de dressage ou de tout autre procédé pour coposer directement à cette position défectueuse. Détruisant la contracture ui produit ce port d'encolure, elle force le cheval à utiliser d'autres muscles Our la-rigidification de son pont vertébral.

| Mais le port d'encolure n'est pas la cause, il est l'effet : et le cheval eut très bien retomber dans un autre déséquilibre.

Ainsi l'enrênement fixe appelé jockey oblige le cheval à refouler sa ige cervicale en redressant la base de l'encolure: mais celui-ci peut éviter 1 contraction des angulaires redresseurs de la courbe cervicale en étendant > dos-rein par action de l'ilio-spinal : la tige dorso-lombaire s'enfonce et se reuse, les postérieurs se campent, C'est aller de mal en pis.

Ainsi les effets des enrênements ou des procédés analogues ne seront ationnels et sûrs que s1 le cavalier exerce paralièlement par un travail approrié tous les muscles autrefois défaillants et qui doivent assumer d'un coup ne lourde charge.

La seconde, naturelle et progressive peut être déclarée positive. Elle able sur une gymnastique à base d'élongation des muscles contracturés et de ontraction des muscles distendus. Le dressage se crée ainsi sans heurt par le zu musculaire naturel qui donne l'équilibre tonique des agonistes et des antaonistes.

Il existe un autre trouble apporté par le cavalier ; le poids de celui-c' ntraîne un affaissement du tronc entre les épaules avec toutes ses conséuences, proches ou lointaines, mécaniques ou physiologiques :

| — Distension des muscles suspenseurs du tronc. — Equilibre sur les épaules par surcharge accrue de l'avant-main.

— Affaissement de la base d'encolure qui gêne l'engagement des postérieurs et s'oppose ainsi à une conduite agréable, à une utilisation variée,

| L'exhaussement du thorax évitera tous ces inconvénients et contribuera

uelque peu — il faut bien le reconnaître — au reflux de la masse vers

arrière en redonnant au centre de gravité une partie de la course qu'il avait

erdue dans ce sens.

Ee but premier du dressage, le rétablissement de l'équilibre naturel, est [onc : 1

1° De recomposer une égalité de tonus entre les tensions supérieure et nférieure du pont vertébral.

2° De permettre l'élévaticn du tronc entre les épaules.

LL — EGALITE DE. TONUS ENTRE LES TENSIONS SUPERIEUR ET INFERIEURE DU PONT VERTEBRAL

Il suffira d'indiquer les procédés de dressage propres à développer À force de tel groupe musculaire, à assouplir tel autre pour que le cavalier puiss les choisir et les appliquer à des cas particuliers. |

Dans tout exercice musculaire, deux faits essentiels sont à retenin

Tout muscle travaillant en contraction se raccourcit et allonge so antagoniste, © Un muscle se fortifie grâce à un afflux de sang plus important. Ce apport sanguin ne peut se réaliser que par l'alternance des états de contractioi et d'élongation du muscle: toute contraction ou élongation permanente diminue et entraîne l'émaciation du muscle,

tu L a) Renforcement de la tension supérieure du pont vertébral

Ce renforcement peut se produire :

— par la diminution de la tension inférieure ; — par augmentation de la tension supérieure.

LES MOYENS ARTIFICIELS détruisent l'excès de tension inférieur et obligent le cheval à contracter les extenseurs du rachis. Ils doivent êtr réservés à des chevaux par trop rétifs qui refusent de se porter en avant

Les rênes rigides. — À la place des rênes, le cavalier se sert d

manches à balai qu'il pousse vers l'avant. Il entraîne ainsi l'extension d

l'encolure, oblige le cheval à contracter ses muscles cervicaux supérieurs pou soutenir le rachis. | |

Le mors renversé. — Agit de la même façon. Les rênes au lieu d se rendre directement dans les mains passent et se croisent sur le chanfrei

avant de venir chacune dans la main opposée. N

Le mors Bernard, — Presse sur les barres supérieures et force le cheve à étendre la tête. |

La longe Barnum ou Norton Smith, — Est une sorte de moraille pole naise plus compliquée qui bloque la tête sur l'encolure. Employée d'abord pied, la longe Barnum tendue en avant du cheval provoque une violente exten ne cervicale. Le cheval bondit pour desserrer l'étreinte en détendant Î onge.

Dans la main du cavalier, elle force l'extension de la tête du cheval qi a déjà subi son emprise. Elle détermine ainsi la contraction des extenseui cervicaux et la contraction synergique des extenseurs du rachis.

Les enrênements releveurs. — Les uns sont mobiles et, pouvant êtr employés dans la conduite, sont beaucoup plus rationnels. Ils composent tot l'arsenal des filets releveurs, gags, filet de polo, rêne Colbert, enrênement divers de nom et de forme,

Les enrênements fixes à effet releveur sont peu utilisés en dressage. Leur

ype est | enrênement du trotteur.

7 LES MOYENS NATURELS utilisent le plus grand agent de la tension iupérieure du pont : le mouvement en avant sous toutes ses formes. \ Non seulement la propulsion fortifie les extenseurs du rachis, mais encore équilibre le tonus des fléchisseurs et des extenseurs. Le travail à la longe-sous un faible poids (sac) est excellent pour un eune cheval. :

4 Le pas poussé à fond ,les rênes lâches et l'encolure tendue, est la prenière des gymnastiques à donner au cheval monté: le jeu de compas des nembres et les oscillations du balancier cervical entraînent à la fois extenjeurs et fléchisseurs du rachis. Dans cette allure, le cheval est calme et conïant ; il s abandonne entièrement au mouvement.

Le pas forcé oblige le cheval à utiliser l'action des extenseurs de encolure pour renforcer la détente des ilio-spinaux. Les muscles fléchisseurs ervicaux se contractent également pour assurer la fixité des extenseurs. Le eune cheval doit donc être longtemps promené au pas avec l’encolure longue. Pendant ce premier stade, les muscles profonds des gouttières cervicales (mulifide du dos et des lombes) se fortifient et permettent peu à peu la collasoration des ilio-spinaux à la locomotion:

Il est bon d'atteler le cheval à une voiturette ; les efforts de démarrage 2t de traction réclament la contribution des extenseurs du rachis. | Le travail au pas dans les montées oblige le cheval à une détente accrue our propulser sa masse ; l'encolure prend une large part au travail des extenseurs.

| Plus tard, la pratique de galops francs et étendus fortifiera les dorsaux et les muscles supérieurs de l'encolure,

- Le cavalier devra toujours revenir à un galop libérateur après un exercice des muscles fléchisseurs du rachis qui renferme le cheval; celui-ci y trouvera sa récompense et le cavalier l'assurance d'une impulsion toujours vive.

Les tourners larges sur rêne d'ouverture, dans un bon galop, fortifieront les ilio-spinaux chargés de dévier les hanches.

b) Renforcement de la tens'on inférieure du pont vertébral

LES MOYENS ARTIFICIELS détruisent la contracture des extenseurs du rachis.

Ils sont représentés par les enrênements abaisseurs, mobiles ou fixes, et par les martingales.

Le prototype de l'enrênement mobile est la rêne allemande, dont le brin fixe s'attache soit à l'arçon de la selle, soit à la sangle en passant dans l'inter-ars.

L'enrênement fixe relie l'embouchure à un point quelconque du hariachement (selle ou surfaix) situé en dessous du rachis. Le Chambon en est une

| F variante assez utilisée. La rêne partant de l'embouchure remonte vers la nuqueés coulisse dans un anneau ou une poulie et s'infléchit vers le bas pour des cendre se fixer à la sangle, Le cheval est obligé d'abaisser le nez à hauteut des épaules, la tête légèrement étendue sur l'encolure iléchie pour se soustraire à la traction obsédante de l'enrêénement. Dans ce but, il contracte les mu cles fléchisseurs de l'encolure ét refoule en même temps la base cervicale vetk l'arrière. Les abdominaux viennent en aide aux muscles cervicaux, engageñ les postérieurs et voussent le rein. Si l'impulsion est suffisante, la contraction des extenseurs n'est pas détruite ; la position basse de l'encolure ménage uk insertion fixe aux ilio-spinaux. Le redressement de la base cervicale permet l'engagement des postérieurs. Les abdominaux et les dorsaux, nen secondés par l'encolure qui demeure fixe, travaillent beaucoup. L'essentiel est de maiñ tnir le cheval dans l'impulsion: pour cela, il faut le laisser libre dans

espace clos et l'exciter de la chambrière s'il ralentit le mouvement. ‘ = . F 4 à Les martingales offrent de nombreux types qui se ramènenf à deux

— La martingale fixe unit la sangle à une partie de la bride du cheval (muserolle).

— La martingale mobile possède deux branches à anneaux coulissants sur les rênes. à $

Suivant la longueur de la martingale, la tête du cheval est plus ou moins abaissée, la direction des rênes diffère. Cet appareil est utile’ pour empêche le cheval de porter au vent et permettre une meilleure action du mors. Le martingale à anneaux est plus rationnelle : la martingale fixe gêne les mow vements du balancier encolure, incite parfois le cheval à rouer la tige cer vicale et à se mettre en arrière de la main, ou le plus souvent suscite a contraction des extenseurs cervicaux au lieu de la supprimer. Le cheval es! braqué contre la martingale, l'encolure raide. Cette rigidité peut solidarisef tous les mouvements du rachis ; elle permet un meilleur effet de rênes da les tourners rapides. Son emploi au polo est courant, Toutefois les inconvé nients majeurs de la martingale fixe (réduction du jeu du balancier cervical suffisént à condamner son emploi, MT.

LES MOYENS NATURELS utilisés pour augmenter la tension inf rieure du pont vertébral tablent sur la fortification des muscles cervicaux infé rieurs, des abdominaux, des muscles sous-lombaires et des ischio-tibiaux ; le pa allongé nécessite l'engagement des postérieurs par action des abdominaux et def psoas, oblige le cheval à contracter les mastoïdo-huméraux pour étend l'enjambée des antérieurs et fixer l'encolure qui servira d'assise à la détente des extenseurs du rachis. J 3

Les arrêts brusques forcent l'engagement des postérieurs, développeni les abdominaux et les ischio-tibiaux. a 2

Les reculers utilisent la contraction des muscles sous-lombaires, de abdominaux, et des muscles cervicaux inférieurs qui produisent le refoulement

; ; : REA du bassin ,la traction du thorax et de l'encolure vers l'arrière. |

Un recüler particulier a été conseillé par Baucher. Le nez du cheva maintenu à hauteur des oreilles, le cavalier s'efforce d'obtenir trois pas ef

arrière ; les mastoïdaux-huméraux allongés se contractent violemment dès qu la main cède. |

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