‹ Mécanique industrielle, exposant les principes de statique et de dynamique, les organes mécaniques et les moteursChapitre 14 sur 91 · P ~ AB · texte numérisé non relu

P ~ AB

et, par suite,

Telle sera la valeur de l’intensité de In gravité dans le sens du plan. C’est par la considération du plan incliné que Galilée est parvenu à découvrir les luis de la chute des corps graves. Bien que ces luis soient les mêmes dans le sens vertical qnc le long d’un plan incliné, on conçoit que la rapidité de nionvemcnt et la résistance do l’air rendent extiêmcmentdiBiciles reslimntion des temps écoulés et des espaces décrits par les corps graves , lorsqu’ils tombent verticalement. 11 n’en est plus de même quand ils glissent sur un plan incbné, à pente trés-douce. Galilée a d’ailleurs diminué autant que possible l’influence de la résistance du plan, en posant les corps sur un chariot dont les roues cheminaient sur des arêtes aiguës, ainsi que cela se pratique aujourd’hui dans les chemins de fer. ' Considérons encore une voiture qui chemine sur un terrain incliné AB ( fig. 154 ) et dont le brancard peut d’ailleurs être re- ' gardé comme sensiblement parallèle à ce terrain. Quoique le centre de gravité de la charge soit avec l’essieu dans un même plan perpendiculaire au terrain, cependant ici l’action verticale de cette charge passe au dehors ut tend à faire tourner la voiture dans un sens opposé à celui de la montée. L’énergie de cette action, égale à i* X d’autant plus grande que la verticale qui passe par

le centre de gravité de la charge s’écarte plus de l’appui m des roues sur le terrain. 11 conviendra, pour contre-balnncer cet effet, que le conducteur se place sur le devant de sa voiture, quand elle monte, et sur l’arrière quand elle descend. A proprement parler, il n’y a point de rerai'-de contre un tel inconvénient. On le diminue, cependant, en rendant la charge la moins haute possible audessus ilc l’essieii, parce que lu niomciil de stabilité/’ X >'iê augmente

. ÉgUlLlBttE 1>ES FUKCES ET UÏNAMiyUE. 181S

avec la hauteur Gm du centre de gravité au-dessus des appuis de la voiture sur le terrain.

i lOo. Frottement de» corps sur un plan. — Le fi'ottement est la résistance qu’un corps posé sur une surface oppose au mouveiueut.

Cette force, qui n’est point le poids du corps, niais qui est en réalité In résistance du terrain, ne doit pas être confondue arec l’nd- Léreiice. Celle-ci se manifeste lorsque la surface par laquelle le corps pose sur le plan est enduite d’une espèce de colle. Si dans cette circonstance, on cherche à détacher le corps, la résistance qu’on éprouve ne dépend nullement ici'du poids du corps, mais hien du nombre des parties en contact ou de la grandeur de la surface enduite. Ainsi , l’adhérence est double, triple , quadruple, si la surface est double, triple, quadruple : en iin mot, elle croît proportionnellement aux surfaces en' contact ; mais elle deraeuro la même quel que soitle poids du corps. Le frultement, nu contraire, deracuro le même quelle que soit la surface, et il augmente avec le poids du corps ou plutét avec la pression qu’il exerce contre le plan sur lequel il est mis en mouvement. Les lois de la résistance du frottement on t été découvertes par Amoutons et Coulomb. Avant do donner les principes établis à cet égard parce dernier physicien, il convient d’expliquer les principes des méthodes qui peuvent y conduire.

106. Mesure du frottement d’une substance quelconque contre un plan, — A l’aide du pesun à ressort, dont il a été jiarlé plusieurs fois, on pcqt mesurer immédiatement la résistance opposée par le frottement d’une substance sur un plan de niveau ( fig. ISS ).

Tirez, en effet, avec le peson, cette substance chargée d’un poids '

quelconque, en la faisant marcher sur le plan d’un mouvement uniforme. La division sur laquelle l’aiguille de rinstruniciit s’arrêtera, indiquera en poids la résistance occasionnée ]>ar le frotte-* ment de la substance sous la charge donnée contre le plan. ^

Ce même frottement peut encore s’obtenir nu moyen du plan incliné ( fig. 156 ). En effet, si l’on décompose le poids P du corps j

en doux forces, l’une pcrpendiculairo et l’autre parallèle uu plan i

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