‹ Mécanique physique ou traité expérimental et raisonné du mouvement et de l'équilibre considérés dans les corps solidesChapitre 100 sur 130 · Observations sur l'emploi de la machine du Treuil · texte numérisé non relu

Observations sur l'emploi de la machine du Treuil

Observons ici que lorsqu’on se sert d’un treuil pour élever un fardeau , et que la corde qui soutient ce fardeau s’enveloppe sur le cylindre , il faut avoir soin de la développer en même temps , et d’empêcher qu elle ne se roule sur elle- même , ce qui augmenterait le bras de lévier de la résistance , et exigerait de la part de la puissance l’emploi d’une plus grande force.

Du Treuil et du Cabestan. 383

J’observe encore que les poids suspendus à une corde , étant censés agir suivant l’axe de cette corde , il faut pour avoir la véritable distance à l’axe fixe , ajouter pour la résistance le rayon de la corde au rayon du cylindre ; et si la puissance agit aussi par le moyen d’une corde , on ajoutera de même la demi-épaisseur de la corde au rayon de la roue. Mais il est visible que cette addition est moins avantageuse à la dernière de ces forces.

La puissance multipliée par le rayon de la roue étant égale dans le treuil à la résistance multipliée parle rayon du cylindre , l’on trouve encore ici que tout l’avantage de la première est dù à une plus grande vitesse. Pour élever le fardeau d’une quantité égale à la circonférence du cylindre , il faut que 1a roue fasse une révolution entière , et que la puissance en parcoure toute la circonférence. Donc les espaces décrits en même temps par les deux forces , sont directement comme les rayons du cylindre et de la roue ; c’est-à-dire que les vitesses sont encore ici en raison inverse des masses.

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