‹ Mécanique physique ou traité expérimental et raisonné du mouvement et de l'équilibre considérés dans les corps solidesChapitre 101 sur 130 · Du Cabestan , de la Grue , de la Chèvre · texte numérisé non relu

Du Cabestan , de la Grue , de la Chèvre

Il y a un grand nombre de machines qui se rapportent au treuil , telles sont le cabestan , la chèvre , la grue , etc. Dans le cabestan , le cylindre où s’enveloppe la corde qui tient au fardeau , est dans une position verticale , et la puissance agit dans le sens horizontal , appliquée à des léviers , qui traversent une pièce quarrée dont le cylindre est surmonté. Cette machine est employée pour amener de lourds fardeaux sur un plan horizontal , ou peu incliné à l’horizon. Comme les deux forces tendent à faire tourner le cylindre en sens contraires , léqui libre

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exige quelles soient entre elles réciproquement comme leurs distances à l’axe du cylindre. C’est la meme condition qu’on a déjà établie.

Pour maintenir le cylindre dans sa position verticale , et empêcher qu’il ne soit entraîné , on l’engage entre de fortes pièces de bois bien assemblées , et retenues d'une manière solide par le moyen d’un gros piquet profondément enfoncé dans le sol.

Dans la chèvre et la grue qui sont destinées à élever de grosses masses à des hauteurs plus ou moins grandes, le cylindre est horizontal , et la corde qui se roule sur ce cylindre , passe sur une ou plusieurs poulies de renvoi qui ne changent rien aux conditions de l’équilibre , ni à la grandeur de la pression que supportent les appuis. Dans la grue , la roue ou les roues doivent iàire équilibre par leur poids à une longue pièce de bois , qui s’élève obliquement , et porte les poulies de renvoi. Le tout est mobile dans le sens horizontal sur un fort pivot , afin de pouvoir poser les masses élevées à la place qui leur est destinée.

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