‹ Mécanique pratique (volume 2)Chapitre 45 sur 66 · ÉLASTIQUE · texte numérisé non relu

ÉLASTIQUE

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Ces résultais montrent, que dans l'écurie n° 12, où il n'y avait, au moment des expériences que 18 chevaux, au lieu de 24 qu'elle contient la nuit, une ventilation d'environ 110 mètres cubes par heure et par animal, ne suffisait pas pour empêcher l'air de se surcharger de vapeur, puisque le degré d'hygrométricité est passé de 0,60 à 0,88. Il serait trèsprobablement arrivé au point de saturation, si l'écurie avait été entièrement occupée.

On voit, au contraire, que dans l'écurie n° 2, qui contenait 24 chevaux, mais où l'ouverture des portes et l'action des deux cheminées entretenaient une ventilation d'environ 194 mètres cubes par heure et par animal, d'après les expériences du 10 mars, la proportion de vapeur ou le degré de saturation de l'air est resté le même qu'à l'extérieur; ce qui montre que ce volume d'air est suffisant, mais à peu près nécessaire pour chaque animal.

Quant à l'écurie n° 7, où il n'y avait au moment des observations que 13 chevaux et où la ventilation enlevait environ 289 mètres cubes d'air par heure et par tête, le degré de saturation y est aussi resté le même qu'à l'extérieur et il y a lieu de croire que la ventilation y était surabondante.

627. Conséquences générales des expériences sur les écuries. — Ces expériences sur l'état hygrométrique de l'air des écuries de la compagnie générale des Omnibus, sont donc d'accord avec celles qui y ont été faites sur la marche des températures le 10 mars, pour montrer que le volume d'air à évacuer et à admettre nécessaire pour assurer la salubrité des écuries s'éloigne peu de 180 à 200 mètres cubes par heure et par cheval.

En partant de cette donnée et en ne comptant que sur une vitesse moyenne d'évacuation de 0m,70 en 1", l'on trouve que les cheminées d'une hauteur de 5 à 6 mètres doivent avoir une section d'environ 0m,(î,07 à 0m"i,08 par cheval.

A l'aide de ces données et en ménageant dans les faces opposées des murs des ouvertures d'accès de l'air offrant une vent. n. 22

section au moins double de celle des cheminées, afin de pouvoir fermer momentanément au besoin, celles qui seraient exposées à des bourrasques, on assurera, je crois, d'une manière convenable la ventilation des écuries.

Quant à la construction des cheminées, il sera préférable, quand on le pourra et toujours lors de la construction, de les faire en maçonnerie dans l'épaisseur des murs. Celles qui sont en tôle sont sujettes au refroidissement par l'action de l'air extérieur, elles sont assez promptement corrodées, et celles que l'on fait en bois pourrissent rapidement par l'action de l'air chaud et humide qui les parcourt.

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