‹ Mécanique pratiqueChapitre 96 sur 127 · I U8 9SS91!A · texte numérisé non relu

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5i2. Examen des résultats consignés dans ce tableau. — Les résultats que l'on vient de faire connaître sont importants à plus d'un point de vue.

La valeur des volumes totaux d'air introduits dans la chambre à air montre d'abord que, pour l'introduction de l'air dans la chambre du calorifère, le ventilateur n'a guère plus d'influence que pour l'ensemble de la ventilation puisque l'aspiration seule, même dans les conditions très-défavorables dans lesquelles elle agissait en partie, a produit un volume d'air de 1°' % 3044 qui est les 0,84 du volume introduit par l'action simultanée du ventilateur et de l'appel, et le résultat aurait encore été plus favorable à l'action de l'appel, si les orifices latéraux avaient été suffisamment grands pour dispenser d'en laisser arriver par les conduits du ventilateur.

C'est ce qui est rendu évident dans la deuxième série d'expériences faites avec l'appel seul par la différence des volumes introduits par les orifices latéraux qui ont été de 0"'%5153 et 0™ %4950; tandis que ceux qui sont passés par les orifices venant du ventilateur n'ont été que de Û°'-'=,1441 et 0"'-% 1500.

545. Rapport du volume d'air introduit dans la chambre à air au volume total évacué par les cheminées. — Le volume total introduit par l'appel seul a été de l™-'=,3044 en 1", tandis que dans les mêmes conditions de température intérieure et extérieure, le volume d'air évacué par les cheminées avait été trouvé (2<= série, n° 555) égal à 2"-<=,3909; le rapport de ces deux volumes égal à

montre que, dans le pavillon où les expériences ont été faites, malgré l'attention que l'on a toujours eue de veiller à la

fermeture des portes et des fenêtres, l'air introduit par la circulation naturelle s'est élevée à

par seconde, ou à

du volume d'air total évacué par les cheminées. Ce résultat, qui montre sous un autre point de vue toute l'influence de la ventilation produite par les différences de température, est d'ailleurs d'accord avec ce que nous avons observé à l'hôpital Lariboisière sur les pavillons ventilés par appel.

544. Influence de la disposition respective des conduits ou des courants cTair. — Dans celles des expériences précédentes où l'on opérait par appel seul, la facihté de l'introduction de l'air par les orifices latéraux assurait au courant d'air qui les traversait une prépondérance que nous avons déjà signalée. Mais quand le ventilateur agissait, le courant, qu'il aidait de son action, diminuait beaucoup l'entrée de l'air par les orifices latéraux en augmentant un peu la pression dans l'intérieur de la chambre, et comme le volume total introduit n'était guère accru, il s'ensuivait que l'action du ventilateur était presque plus nuisible qu'utile; mais en outre cette circonstance montre que le volume d'air qui peut arriver dans une semblable chambre ne croît pas toujours proportionnellement au nombre de scanaux d'affluence , quoiqu'il y ait d'ailleurs avantage à exagérer un peu leurs dimensions.

545. Observations sur Us calorifères. — Les appareils de chauffage établis par M. Yan-Hecke se composent d'une cloche en fonte placée directement au-dessus de la grille et de tuyaux en tôle pour la circulation de la fumée. L'ensemble se trouve isolé, du moins sur trois de ses côtés, dans l'intérieur de la chambre et loin de ses parois; la cloche, même quand Je feu est modéré, est chauffée au rouge, ainsi que nous l'a-

vons observé le 19 janvier, et il doit en être de même d'une partie des tuyaux quand il fait très-froid. Nous devons dire cependant que le jour de nos expérimentations la température, dans la chambre à air, n'était que de 20" en bas et de 32** dans les parties supérieure, tandis que dans les salles elle était en moyenne de 16 à 19\ Mais quand il fait très-froid il doit en être tout autrement.

Les tuyaux en tôle peuvent, il est vrai, se diviser, quant à la circulation de la fumée, en deux groupes distincts présentant des développements inégaux qui permettent d'envoyer cette fumée dans la cheminée d'évacution après un parcours plus ou moins long, selon que l'on veut échauffer l'air à une température plus ou moins élevée.

Mais l'emploi de la tôle pour les tuyaux de fumée a été depuis longtemps abandonné par tous les bons constructeurs de calorifères, parce que la tôle se brûle facilement l'hiver et s'oxyde surtout l'été pendant que les appareils ne fonctionnent pas et qu'il en résulte, outre les frais de réparations, des chances d'incendie dangereuses. Par ce dernier motif surtout, il me semble que l'on n'aurait pas dû admettre l'emploi de ces tuyaux en tôle.

546. De la distribution de la chaleur dans les salles. — Lors des expériences du 29 janvier 1861, nous avons constaté avec soin la température de l'air affluent dans les salles et celle de ces salles elles-mêmes. L'air extérieur était à 9° au-dessus de zéro ; le chauffage était donc facile et pouvait être modéré. Aussi avons-nous trouvé généralement qu'à son arrivée dans les salles l'air avait une température de 22°, et que celui des salles était à d8 ou 19", ce qui dépasse le degré nécessaire. Cette température était d'ailleurs à très-peu près uniforme dans toutes les salles, et celle des corridors variait de 10 à IV. C'est ce que constate le tableau suivant :

TEMPÉRATURES OBSERVÉES DANS LES SALLES DU PAVILLON F DE l'hospice du VÉSINET.

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