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sur le vitellus par les différents feuillets en se développant. Mais toujours les feuillets primitifs et leurs replis seront disüncts, même dans les organes différenciés qu'ils engendreront.
Hækel, Gœtte, Stricker, Riernech, Weil, His, Hoffmann, Henneguy, etc., qui mélangent intimement le parablaste et l'ectoderme, ou plutôt ne font pas du parablaste une partie différenciée du germe (tout au moins au pourtour de celui-ci),
- ne voient dans le repli du bourrelet qu’un seul feuillet, l’'endoderme primaire de Henneguy. L'endoderme embryonnaire apparaîtrait ainsi au moment seulement où l’ectoderme se replie. Puis cet endoderme primaire se diviserait en endoderme secondaire (endoderme définitif) et en mésoderme; et enfin le mésoderme en deux feuillets, l’un pour le feuillet ectodermique, l’autre pour le feuillet endodermique secondaire. Mais pourquoi et comment s’opèrent ces différenciations ?
D’autres auteurs, dont Lereboullet,. Kupffer, Klein, Van Bambeke, Van Kowalewski, Van Beneden font, avec raison, du parablaste, un feuillet différencié dès son apparition, l’endoderme, qui demeurera toujours l'endoderme, mais ils n’ont pas vu, comme l’a bien montré Henneguy, que le parablaste se -Joint, au pourtour du disque embryonnaire, avec l'ectoderme et qu'il prend ainsi part à l’évolution de ce feuillet. Ils ne voient donc dans le repli ectodermique qu'un feuillet, le mésoderme ectodermique, quant à l'autre feuillet mésodermique, ou ils le font provenir d’une délimitation du mésoderme:ectodermique, ou comme Van Bambeke et Van Beneden, ils le font naître par simple séparation de l’endoderme.
Tous ces auteurs ne remarquent point que l'endoderme de Van Bambeke et de Van Beneden, ou le parablaste de Klein peut former un repli comme l’ectoderme.
En revanche, les frères Hertwig se sont efforcés d'établir
que le feuillet moyen provient de replis du feuillet interne.
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En somme, on le voit, tous les auteurs sont forcés de reconnaitre, quelle que soit leur opinion, que l'ectoderme est l'origine plus ou moins éloignée du mésoderme; et, si l'on admet avec les frères Hertwig que le feuillet moyen provient de replis de l'endoderme, on ne peut nier que l'ectoderme ne ‘se replie sous lui-même pour constituer un feuillet sous-jacent qui le continue.
L'embryon (on peut employer cette dénomination bien qu’elle ne soit pas donnée au germe à cette période) comprend toute l’étendue du disque embryonnaire, mais sa partie principale se trouve évidemment où les nouvelles différenciations apparaissent, c’est-à-dire au pourtour du disque, dans le bourrelet replié.
Cette partie du disque demeurera toujours la principale. En effet, nous allons voir se rapprocher l’un de l’autre les bourrelets droit et gauche en s’allongeant l'un contre l’autre. Ils seront ainsi associés, et de leur rapprochement naïîtront des différenciations nouvelles aux dépens des feuillets en contact. L'embryon proprement dit sera alors constitué. Il comprendra les deux bourrelets accolés suivant la direction antéro-postérieure, et il s'étendra, sur les côtés, aussi loin que les replis épithéliaux s’étendront latéralement.
Voyons comment se fait le rapprochement des bourrelets.
Si la résistance à l'extension du disque embryonnaire est due à la prolifération très active des cellules périphériques, la résistance, dans la partie antérieure du disque embryonnaire, c'est-à-dire où le bourrelet est le plus volumineux, doit être plus forte que dans les autres parties de ce bourrelet,
A ce niveau, en effet, la résistance est assez forte pour ralentir considérablement l'extension de l'embryon. Les parties latérales du bourrelet, avancant alors plus rapidement que la