CORPS HORIZONTAL
Couché sur un Ht : repos.
Couché raide sur deux obstacles : face au sol, eflbrt des fléchisseurs du tronc ; face en Tair, extenseurs du tronc.
Décote ensuspensionlatérale:ï[é(MssQ\xvsà\ihvd.sé\Qyé,e\lQn' seurs du bras abaissé; fléchisseurs latéraux du côté opposé au sol.
Suspension d'un bras et appui de Vautre : fléchisseurs et extenseurs respectifs.
Classement d'après l'action mécanique. — Dans tous ces exemples le classement est fait d'après l'action mécanique des
a II
I. Sufe&sioB alloogéi. 2. Echo!!c dite orihopédiqae. I. Uneer les bras homonialemeiit.
Pig. 229 ois. — Exercices dont l'action extensive est parement passive.
L'effet réel est do susciter les actions flùchissantcs des muscles pectoraux sans améliorer U p<»ilioQ do iï'paule, ui localiser la conlracllon dans les dorsaux utiles au rcdrcsscrucnt.
résistances sur les groupes musculaires, il n'est certainement pas complet, mais il vaut toujours mieux qu'un classement fait d'après la forme géométrique extérieure du mouvement. 11 existe beaucoup de mouvements où les bras sont portés en abduction eo arrière ou en élévation sans que pour cela les abducteurs ou muscles du dos soient nécessairement sollicités, la résistance à vaincre porte au oontraire entièrement sur les muscles pectoraux. Ces exerdces n'ont donc qu'un eff'et nul et même contraire à la fîxatioa de l'épaule, au redressement du rachis et à la dilatation thoracique (fîg. 224).
Effet apparent des mouvements. — Dans les mouvements indi-
<iués dans les fiçures 224, 225,2, 229 ôts,3, l'ouverture ou Tabduction des bras est passive et produite par la résistance à vaincre. La contractfon porte sur les pectoraux, les muscies du dos effaçant les épaules sont relâchés.
L'analyse élémentaire la plus simple suffit à détruire les préjugés existant à cet égard.
Gradation d'intensité dks Exercices. — La gradation des exercices est une condition essentielle de leur efficacité et de leur adaptation convenable à Tétat de chacun.
Wig. 230. — Gradation dans les exercices de fentes. — Contratlion des extenseurs; muscles du dos.
La gradation se base sur la violence de l'exercice et sur sa complication.
La violence de Vexercice peut consister, nous Tarons vu précédemment, dans les efforts statiques intenses suscités dans les luttes, poids, grimper, attitudes, résistances à vaincre , ou dans une grande dépense de travail dans un temps donné (marches, courses, sauts, ascensions de montagne...), les deux facteurs du travail sont la masse à mouvoir et la vitesse de progression.
La complication de l'exercice demande un'efiTort d'attention et une action coordinatrice des centres nerveux.
Les éléments de gradation sont généralement obtenus dans la pratique par des positions fondamentales plus difficiles,
inclinaisons plus grandes du corps^ une amplitude plus complète des mouvements, une durée plus longue des contractions soutenues, une rapidité plus grande dans la cadence, une répéti»
Fig. 231. — Gradation dans les exercices en fente latérale s'adressant aux
extenseurs.
tion plus fréquente de l^xercice et une combinaison plus compliquée des mouvements.
Somme toute une bonne gradation doit être conforme à
Pig. 232. — Gradation dans l'intensité des contractions des extenseurs^ corps incliné, pied accroché à l'espalier.
révolution de l'élève et produire en définitive un eÇet utile plus ijitense.
Nous citons cî-contre quelques exemples de séries graduées formant des familles de mouvements eC usitées dans l'Institut central de gymnastique de Stockholm. Ces séries nous ont été indiquées par le professeur Silow (fig. 230 à 242).
Dans les exemples cités on reconnaîtra combien Tamplitude de l'exercice exerce d'effet sur sa violence et Tintensité des
DsuMT. - Héc. et édac. 12
eontracLions surtout lorsqu'on reste dans la position finale (yoy. fig. 242).
Classification physiologique des mouvem'^nts fvoir note 2).
Echelles jumelles. — Les échelles jumelles sont éminemment propres à établir une gradation dans les exerciceè d'appui et de suspension. Elles permettent :
Jy^i^
Fig. 233. — Exercices gradués en position inclinée, appui au mur, et s'adressant aux muscles fixateurs de Tépaule.
!• Des appuis sur les mains le corps reposant à terre (fig. 243 à 245).
2"" Des appuis sur les échelons avec les mains et les pieds (fig, 246).
Fig. 234. — Exercices gradués en position couchée ft*adressant aux muscles
du doB.
3*^ Des suspensions et des appuis sur les échelons ayec les mains seulement (fig. 247).
Le poids du corps étant réparti sur les mains et sur les pieds. Tefifort musculaire des bras peut être ainsi gradué, ce qui n'aurait pas lieu en se suspendant totalement par les mains. Les échelons peuvent être saisis à des hauteurs variables les
ANALYSE DSS ATTlTUDBâ BT &BS IfOUVBMfiNtS
niï^A
Fig. 235. — Exercices gradués pour les muscles de rabdomen en station droite et à l'appui sur un banc.
Pig. 236. — Exercices gradués pour les muscles de Tabdomen étant couché
sur le dos.
Fig.'237. — Exercices gradués pour les muscles de l'abdomen en suspension
allongée.
TïT a--. Il
Fig. 238. — Exercices gradués pour les muscles de l'abdomen étant a
l'appui oblique.
pieds reposant sur le sol, cela permet une obliquité du corps et
Pig. 239. — Exercices gradués pour les muscles de Tabdomen étant & genoux ou assis sur un banc.
par suite des contractions intenses des muscles du dos et des muscles de Tabdomen (fig. 244 et S47).
Fig. 240. — a. Exercices gradués pour les muscles de rabdomen à l'cspaliep
suédois (traction sur la barre); A. Exercices p^radués de suspension cld'appui.
Exercices sur les bancs. — Pour obtenir ces effets utiles les appuis sur le sol suffisent au besoin et nous avons vu qu'un simple banc et l'aide d*un opposant permettent des attitudes
ANALYSE DBS ATTITUDES ET DBS MOUVEMENTS
obliques et couchées sollicitant énergiquement les contractionsdes muscles fléchisseurs, extenseurs et fléchisseurs latéraux
Fig. 241.
Divers exercices gradués usités en Suède et s'adressant particulièrement aux muscles latéraux du tronc.
•du tronc associées aux muscles du dos fixateurs de l'épaule et À la dilatation du thorax (fig. !248).
Les exercices les plus énergiques ne sont pas forcément ceux -qui en ont Tair ou qui se pratiquent aux appareil.
Un mouvement d'abduction des bras en arrière exécuté les mains libres et.en marquant un temps d'arrêt à finde course est plus énergique que le même mouvement exécuté avec élan et avec haltères.
La masse additionnelle ne constitue pas ici une gradation à
HÉGANISIIE ET él>UGAnON DES MOUVEMENTS
inoins de chang^sr Tattitude du corps et d'exécuter le mouvement lenteniont en position horizontale (fig. :249).
Tous les exercices précédents pourraient ainsi être exécutés
Pig. 242. — Exemples de mouvements gymnastiques demandant une grande énergie à cause de leur amplitude considérable (Tirés de la Gymnastique de Livg).
avec hallères mais il faut bien faire attention à Tattitude. Suivant que le poids de l'haltère passe en avant pu en arrière du corps, il tond à produire l'adduction ou Tabduction du bras, la flexion ou l'extension du tronc (fig. !250).
Exercices de barres. — L'adjonction d'une barre dans la main n'est pas non plus un élément de gradation, bien au contraire. On recoin mande journellement pour eflFacer,les épaules et prendre uni* bonne atLitude de passer une barre dans les coudes et derrière le corps. Les épaules sont ainsi portées en arrière, il est vrai, mais cet effet est tout à fait passif, il n'est pas dû à
Teffort des muscles ; la barre s'appuyant sur le dos est un point
Pig. 243. — Ëcartement latéral des Fig. 244. — Suspension inclinée do jambes avec appui sur les éche- corps, les mains aux échelons, les Ions. pieds sur le sol.
d^appui pour les coudes et c'est la solidité de la barre qui pro-
Fig. 245. — Suspension aux échelles Pig. 246. — Abduction des jambes le corps incliné latéralement. (effort des adducteurs).
duit Tabductioû du bras ; Taction musculaire porte au contraire
sur les pectoraux pour serrer la barre avec les coudes. 0*est une action analogue à celle des bretelles orthopédiques, remplaçant Taction musculaire (fig. 251 et 252) et laissant par suite se relâcher les muscles qu'il faudrait contracter. L*usage d'une barre est ainsi inutile ou nuisible, il ne constitue pas un degré plus intense dans TefTet produit.
Il en est de m^me si Ton tient la barre au-dessus de la tète les bras écartés et si on la fait descendre ainsi le long du dos en pliant les bras. Si la barre ne touche ni la tête ni les épaules c'est grâce à un effort musculaire intense rejetant les bras dans le plan des épaules, dans ce cas la barre devient inutile ; on peut Tenlever, les bras resteront fixés dans leur
position, l'épaule restera effacée. Si la barre s'appuie contre la
Pig. 247.— Flexion dei ei trémité€ inférieurei en suspension allongée.
t'ig. 248. -— Exercices sur les bancs sollicitant la contraction énergique des muscles du dos et de Tûbdomen.
tête et les épaulQS. il y a alors pression des mains contre la barre, aclion des muscles antérieurs de la poitrine et relâchemont des muscle*î du dos; la barre devient nuisible fig. ^253). La barre étant au-dessus de la tête, si on la tire avec les deux
ANALYSE DBS ATTITUDES ET DBS IIOCVBUEMTS
Fij^. 249. — Sujet coucha isur le ventre et écartant latéralement les bras. L«es haltères placés dans la main exigent dans cette position un effort eonsiAërable des muscles du dos. ,
Fig. 250. — Elévation des bras avec haltères.
On voit le poids P de rhaltère provoquer la contraction des muaclcs abdominaux A eu «ztenaeurt du raehis B suivant que la main est portée en arrière ou en avant du corps. Les pacioraux s'opposent dans le premier cas à i'abauclion exagérée du bras.
Dans la figure de droite l'inclinaison latérale fait contracter d'un côté les deltoïdes G. ^m Taotre les grands dorsaux D.
Fig. «51. — Bretelles dites orthopédiques.
Fig. 232. — La barre appuyée dt-rrièrela tête et derrière le dos remplace raction des muscles qui effacent les épaules et ne produit qu'un effet illusoire.
mains, comme pour l'allonger (fig. 254) il se produit un mouve-
Fig. 253. — La barre élevée au-dessus de la tête n'ajoute riea&refforl des fixateurs dans l'élévatioa des bras.
ment d'abduction des bras en arrière attribué à tort aux
Fig. 254. — Expérience mettant en évidence les puissances muscalaires agissant dans l'élévation des bras . avec un lien qui réunit les deux mains. Le lieu étant rompu, on voit les bras s'abaisser de fiôté sous l'action des fléchisseurs contractés.
muscles élévateurs et fixateurs de Toraoplate. Pour analyser ce qui se passe, nous nous servirons d'un procédé très simple
Digiti^d by VuOOQ IC
et très démonstratif. Au lieu d'une barre, nous prendrons une corde sur laquelle nous opérerons la traction, puis la ôorde bien tendue, nous la coupons instantanément (fig. 254) et nous voyons alors les bras tomber de côté avec force. L'efFort musculaire est ainsi mis en évidence, c'était une action des grands dorsaux et point du tout une action des fixateurs de l'omoplate.
Fig. too. — Exercice Fig. 2ii0 — liai re horl- Fig. 257. — Passer la avec la barre en bois. zontale tenue der- barre derrière le dos.
riëre le dos.
Conclusion : la barre remplace en partie l'action des muscles dorsaux et fait obtenir passivement l'attitude qu'on devrait obtenir volontairement.
La barre devient inutile ou nuisible si on l'appuie sur le corps ; et le redressement du tronc et la fixation de l'épaule en arrière sont obtenus avec plus d'intensité avec les mouvements exécutés librement dans le plan des épaules qu'avec une barre. Cette vérité peut s'étendre à bien des appareils de gymnastique ^ Ainsi la gradation croissante dans l'effet correctif de l'attitude droite pourrait être faite comme il suit :
Bretelle orthopédique 0 (fig. 251)
Haltère 0 (fig. 183)
Barre au-dessus de la tête 1 (fig. 253)
Elévation des bras dans le plan des épaules. 2 (fig. 219)
— le corps incliné obliquement. . 3 (fig. 230)
Couché fiorizontalement sur le ventre , . 4 (fig. 248)
Couché avec haltère 5 (l'^g- -49)
Debout appuyé au mur d (fig. 233)