Voir note
Si 4 MBGAmSMB ET ÉDUCATION DBS MOUV^HSIITS
abdominale à raccourcir les muscles du yenlre et à passer do type 1 au type 2 (fig. 214).
il faudrait ne pas dépasser les limites normales de l'extension
du tronc et d'autre part conserver les exercices où les muscles
de Tabdomen sont raccourcis, et ils sont nombreux. Une res-
^ triction cependant : il faut les exécuter
; en conservant aux muscles du dos leur
raccourcissement et en veillant à la
bonne attitude des épaules (fig. 289
et 290.).
Bases de la pédagogib dans l'éducation PHYSIQUE. — Les notions acquises précédemment suffisent pour établir les bases d'une pédagpgie de l'éducation physique.
fig.iî'io. — Suspcii:.iuupar H n'y a qu'une éducation physique
les mains à une iarre, comme il n'y a qu'une organisation
les jambes en équerre. , /-,, i t «. i i i
humaine. G est 1 effort personnel seul
On voit dans cellp attitude la . ,, i . .!• i>- •- • j
courbure lombaire diminuer : les qUl dCVCloppC Ct amellOrC 1 indlVlQU.
muscles abdominaux sont rac- n r t ' -l l $. j-uti..
couicis et fortement contractés. H laut CVltCr, SUrtOUt aU deOUt, leS
efforts stériles, il faut toujours un petit résultat, mais un résultat sensible encourageant et invitant à recommencer l'effort avec plaisir.
Les moyens employés doivent être simples, accessibles à tous et subordonnés au but à remplir. L'obligation d'enseigner à un grand nombre exclut les mouvements et les concours individuels pour chercher à élever le niveau moyen.
*Le8 jeux et exercices méthodiques ne peuvent être séparés, ils se complètent et doivent présenter une gradation en rapport avec le degré d'instruction et de développement de l'élève. Ils doivent en outre être classés d'après leurs effets sur le corps. On établira un plan sur ce principe, en groupant par séries les exercices répondant au même but, ce qui permet de varier les détails en conservant l'unité dans l'ensemble, en général en prenant pour type le développement moyen.
Jusqu'à douze ou treize ans^ le ballon, la marche, le colin-
maillard demanderont un effort modéré donné en toute liberté.
# De douze à seize ans il faut des jeux plus intenses mais ne
ANALYSE DES ATTITUDES ET DES MOUVraRlfTS 318
demandant pas encore de qualité de fond. Les barres, la paume, la boxe, le bâton, la course, les sauts, le vélocipède rempliront cette condition.
De seize à vingt ans les jeux prendront le caractère sportif dans la barette, la marche, la course, les sauts, les luttes, le canotage, Tescrime, etc.
Après vingt ans on peut rechercher dans un sport préf^é les conditions de Texeellence en se spécialisant, mais il ne faut jamais abandonner la gymnastique générale. Ces conclusions ont été admises par M. le D*' Tissié et par nous et présentées à la Commission ministérielle de la réforme de Téducation physique.
Les exercices méthodiques peuvent être classés d'après leur effet somatique seul et leur effet psychique, ce sont :
4 . Les ensembles où chacun exécute les mêmes aetes définis et au commandement comme les marches et exercices d*ensemble avec ou sans appareils; leur but doit être surtout esthétique. 2. Les ensembles où les actes sont définis mais différents suivan( le rôle particulier de l'élève. Ce sont les luttes, les oppositions-deux à deux, les leçons de boxe, de bâton et d'escrime.
Leur but est d'exercer un grand nombre d'élèves à la fois ; de développer les parties faibles, de perfectionner l'attitude, d'éduquer le rythme, d'obtenir la ooordinatioA et l'indépendance des mouvements.
La discipline produit un effet psychique; le fait d'obéir à. un commandement, de se mettre dans un ensemble, et de chercher la correction des attitudes demande une attention souteuue.
3. Les ensembles où le mouvement est moins défini, où il y a des choses imprévues impossibles à régler à cause de la structure et de la constitution de l'élève ; ce sont les équilibres, les courses, les sauts, les exercices de lancer.
4. Les exercices où l'initiative et la spontanéité sont les maîtresses, exemple : Assauts de boxe, de canne, d^escrime, de lutte ; il faut dans ces assauts prendre à chaque instant une décision résultant d'actes spontanés et imprévus, d'où l'effet psychique intense^ attention soutenue^ rivalité et amour-propre fortement excités.
5. Les exercices d'application: natation, course de vitesse, sauts d'obstacles, grimper, sauvetages, maniement des armes
sollicitant particulièrement la volonté et où Ton recherche les meilleures manières d'utiliser la force avec adresse et économie.
Dans les exercices d'application la structure du corps exige des attitudes et des mouvements coordonnés en vue du but final qui est la vitesse, une longueur à franchir ou une hauteur à atteindre/Ce serait une erreur de confondre les exercices d'application avec les exercices esthétiques. Ainsi vouloir conserver dans un saut ou dans un rétablissement une attitude correcte, comme celle que l'on recherche dans les positions fondamentales de la gymnastique esthétique^ conduirait à faire des mouvements mauvais aux deux points de vue esthétique et économique.
Nous avons déjà insisté sur la nécessité de faire le partage bien net entre les exercices de développement et les exercices d'application ^
Les exercices de développement doivent toujours précéder les seconds et avoir un effet intense ; les exercices d'application doivent avoir une toute autre direction, leur qualité réside dans leur bonne exécution au point de vue de l'effet utile produit.
Un gymnaste qui chercherait à bomber la poitrine pendant un rétablissement sur une planche ou pendant la suspension d'un saut risquerait fort de dépenser toute sa force sans résultat utile.
Ne confondons pas l'énergie d'un exercice avec la brutalité avec laquelle on l'exécute et souvent en détruit tout l'effet en amenant le désordre des contractions. L'intensité de l'effet constitue seule l'énergie du mouvement; ce dernier est d'autant plus énergique que son effet est plus intense et mieux défmi.
Il y a là une différence fondamentale dans la façon de concevoir l'enseignement.
Un système d'éducation doit avoir un plan et être complet ; il ne peut prendre pour base quelques appareils de gymnastique spéciaux mais doit comprendre un ensemble de moyens de perfectionnement. Une grossière erreur est de prendre les moyens employés par les athlètes et les adultes pour les adapter à l'enfant, il faut faire au contraire une distinction entre la gymnastique scolaire ou éducative et la gymnastique militaire ou d'application.
1. Cour^ supérieur d*éducation physique, 7« leçon. P. Alcan, 1905
La gymnastique éducative est en même temps une gymnastique de développement et de redressement autant que gymnastique hygiénique, la gymnastique d'application doit avoir un but immédiat utile à l'individu^et à la société. Elle doit être en même temps la fin de tout exercice.
Travail manuel. — Le travail manuel est indispensable à pratiquer^ mais il faut qu'il s'exécute dans de bonnes conditions hygiéniques et esthétiques si l'on veut le considérer comme faisant partie intégrante de l'éducation physique.
Tout travail manuel peut être étudié à deux points de vue : au point de vue du travail en lui-même, de son utilité et de sa perfection ; au point de vue de TefTet produit sur le travailleur.
Chaque mode de travail laisse en effet ses traces sur le corps en vertu delà loi d'adaptation. Ily alieu de l'étudier comme tout exercice sous le rapport de la santé, de la conformation du corps, de l'adresse et de l'habileté qu'il demande et des qualités morales et sociales qu'il développe.
Les différents métiers peuvent, au point de vue hygiénique, se diviser en quatre grands groupes : Ceux qui exigent une faible dépense de travail comme les métiers artistiques, ceux qui demandent une grande dépense de travail : les travaux manuels proprement dits exécutés à l'air libre ou à l'air confiné.
Le premier groupe comprend les cochers, conducteurs, peintres, surveillants toujours à l'air et dépensant peu de travail.
Le second les couturières, les ouvriers sédentaires et séjournant dans l'air confiné ou chargé de poussières délétères des manufactures.
Le troisième : les professions rurales, débardeurs, maçons, charpentiers demandant une dépense intense de travail.
Le quatrième: les forgerons, les bouchers, boulangers, les mineurs et autres métiers pénibles à air confiné.
Il y aurait lieu de distinguer parmi les métiers ceux qui emploient de grands efforts et ceux qui dépensent le travail par petites doses rythmées.
Au point de vue esthétique, les professions sédentaires exigeant des attitudes soutenues se distinguent des professions actives, nécessitant des mouvements dans des attitudes de travail
5^48 MÉCAtnSME ET ÉDOCATION DBS MOUVEMSIITS
Les premières se rencontrent dans la couture» dans les écoles, elles occasionnent des déformations dû squelette surtont dans Tenfance.
Les secondes produisent des déformations musculaires si elles exigent la répétition des mouTements spéciaux; plus rarement elles donnent lieii à des déformations du squelette, un correctif gymnastique est néanmoins nécessaire pour les prévenir. Nous ayons déjà indiqué certains métiers qui courbent ou redressent le tronc, il y aurait lieu d'étudier chaque cas particulier.
Au point de vue économique ou utile, Tâdresse manuelle joue une grande part, il y a des métiers plus ou moins compliqués^ plus ou moins délicats qui demandent une coordination des mouvements plus ou moins parfaite pour utiliser ses forces avec profit.
Les charpentiers doivent de plus vaincre le vertige en s'habituant à travailler sur des lieux élevés, d'un abord dangereux et difficile. C'est là une nouvelle complication.
Au point de vue moral, certains métiers contribuent à affiner les sens. Donnant l'occasion de matérialiser sa pensée, ils impriment à celle-ci un caractère positif et concret et rendent ainsi le jugement plus précis, Thomme plus indépendant et plus sociable en rapprochant les ouvriers et les penseurs et en faisant apprécier les difficultés et le mérite du travail.
Ces bases étant fixées, la matière même de la pédagogie en est la conséquence, mais elle exige un développement considérable que nous nous proposons de donner ailleurs.