C* de Raoul, Comment on marche
2. Demeny. L'Éducation physique. Bulletin d'Anthropotechnie, i886, et Manuel d'exercices gymnastiques de l'Instruction publique.
MECANISME ET filKTOATION DES MOUVEMENTS
da sol. Plus le sol est poli et glissant, pins la longaeiir do pas devient petite.
Sur un terrain parfaitement, poli, la progression serait
fïg. 333. — Action du membre inférieur dans la marche comme organe propulseur ou organe de soutien de la. masse du corps. Combinaison de cette action avec le poids du corps pour engendrer la trajectoire de la hanche.
a Y. vertàcak et attitude de la jambe fléchie an moment da paMftge Dar cette ligne; H Ht Hj, trajectoire de la hanche ditTérant de l'arc de cercle H h à cause de ralloogemeat du ravon C A ; F. résultant» de l'action de la pesanlieur P et de l'effort d'extension R du membre inférieur. Colle résultante est dirigée suivant la tangente & la trajectoire et représente la force motrice de IlI•o;;^cs^ion. P,. résultante de l'action des membres au moment du double appui et égale et contraire au poids du corps.
impossible, le pied glisserait en arrière, le corps tomberait, son centre de gravité descendant le long d'une verticale. La longueur du pas peut au contraire s'exagérer si le sol est rugueux, si les semelles des chaussures portent des pointes pénétrant dans la terre. Pour éviter le glissement sur les plans inclinés servant à Tabordage des bateaux, on les munit de baguettes en relief sur lesquelles le pied vient buter et trouve un point d'appui solide.
LOGOMOTIOlf
Si le sol Be résiste pas à la pression du pied, s*ilest formé de terre on de sable meuble, Textension de la jambe n'est plus complètement utilisée pour la progression; si le tronc avance d'un eôté,
le pied recule de Tautre en pénétrant dans le sol (fig. 334 et 33S).
Il ne progresse en réalité que de la différence de ces deux chemins en sens inverse. Pour éviter celte
Fig. 334. — Écrasement du sol sous Fig. 335. — Empreinte du pied dans
la poussée du pied dans la mar- un terrain meuble. 1\ talon ;
che ; a, excavation produite ; b, p, pointe, soulëyement consécutif.
perte de travail il faut précipiter son pas et ne laisser agir la pression du pied qu'un temps très court. Les semelles larges
Fig. 336- — Images successives d'un marcheur fuyant devant robservateur, montrant le synchronisme du mouvement des bras et des jambes.
donneat une base d'appui plus résistante. Les Lapons marchent sur la neige au moyen de patins ressemblant à, de grandes raquettes; plus le milieu est fluide plus les organes locomoteurs des animaux présentent de grandes surfaces d'appui. Les membranes palmées du canard^ les nageoires du poisson sont plus petites que l'aile de l'oiseau, elles trouvent sur l'eau et sur l'air des résistances suffisantes à la progression.
Mouvements des bras. — Les mouvements des bras sontsyn-
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chrones et opposés au mouTement du membre inférieur du même côté. Ils ont pour effet de corriger en partie les déplacements du centre de gravité dus au mouvement des jambes et à Ja torsion du tronc. Plus l'allure est .rapide moins Toscillation des bras est étendue; ceux-ci se fléchissent même pour osciller plus rapidement (fig. 336 et 337).
Fig. 337. — Images successives d'un marcheur vu d'en haut. La figure 2 a été portée à droite pour éviter la superposition.
L'oscillation du bras se fait souvent dans un plan oblique coupant en avant la ligne de progression, ce qui atténue encore l'instabilité de l'équilibre sur un seul pied au moment du lèvera Ces mouvements doivent être modérés, cependant si on les supprime, la démarche est gênée. Les amputés nouveaux, les malades atteints d'une paralysie oii atrophie des parties antérieure et postérieure du deltoïde ont une allure spéciale.
1 . Le déplacement du centre de gravité dans le corps est la somme algébrique des déplacements dus au mouvement des bras et an moavement des jambes. Or, à la fin du double appui, la jambe qui se lève est suspendue à la hanche, ce qui amène pendant roscillation le centre de gravité de ce côté et en avant. A ce moment s'il y a un bras en arrière et un bras en avant dans le pian transversal, le déplacement du centre de gravité sera moindre, la trajectoire qu'il décrit plus rectiligne, de là économie et utilisation de la force musculaire.
LOGOM&rfON
Quelques sportmen cherchent à rendre synchrones les oscjlllations des membres du même côté, prenant ainsi une allure qui ressemble à l'amble chez le cheval. Rien ne peut approuver cette façon anormale de prpcéder.
D'autres sujets incoordonnés font des mouvements exagérés des bras et du tronc, ils dépensent en pure perte leurs forc&«
Fig. 338. — Images d'un marcheur incoordonné allongeant le pas en faisant des mouTements exagérés des bras et des jambes.
sans avancer et en se fatiguant beaucoup; il ne faut pas les imiter (fig. 338).
Pression des pibds sur lb sol. -~ La pression du pied sur le sol présente un grand intérêt dans toutes les allures. Reprenant les premiers travaux de M. Marey sur ce sujet ^ nous avons avec ce dernier approfondi la question et construit un dynamographe enregistreur donnant la valeur de la pression du pied aux différentes phases de son appui. Nous avons remplacé les semelles à réservoir d*air par un plancher fixe s'appuyant sur des spirales de tube de caoutchouc à section étroite '. Le poids du corps se répartit sur un surface assez grande pour que récrasement soit presque insignifiant. Néanmoins la quantité d'air chassée des tubes est suffisante pour faire mouvoir un tambour enregistreur. Nous nous sommes mis ainsi à Tabri des erreurs dues à la masse môme de l'instrument; bien réglé