‹ Mécanisme et éducation des mouvementsChapitre 47 sur 81 · UTIUSATION DB LA FORCE MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

UTIUSATION DB LA FORCE MUSCULAIRE

Le travail peut se faire sous forme d'eflforts musculaires, comme sous forme de travail moteur ou résistait, il peut se faire avec vitesse ou lentement; chez certains animaux Ténergie se manif^Me sous forme électrique ou lumineuse; chez Thomme il peut consister simplement en travail cérébral, en manifestation de la pensée. Il n*en est pas moins vrai qu'il y a toujours dépense sous différentes formes correspondant à des organisations différentes. La capacité en travail dépend du rendement et surtout de la facilité avec laquelle on conserve l'élévation du potentiel, c'est-à-dire on peut créer de Ténergie au fur et à mesure de la dépense.

Le potentiel est en rapport avec l'activité des réactions et des échanges nutritifs, c'est-à-dire avec le travail physiologique.

On doit retrouver sous forme de combinaisons finales Ténergie qui disparaît et ne se manifeste pas extérieurement de sorte que le poids du corps varie de la différence entre son accroissement et sa dépense; cette variation est égale au poids des aliments ingérés diminué des excréments et de la déperdition due au travail musculaire et nerveux, à la chaleur, à l'électricité, aux vibrations sonores, aux combinaisons chimiques de toutes sortes se passant dans L'économie.

La vitalité de l'individu est liée aux phénomènes de la nutrition.

Échanges nutritifs faibles, vitalité languissante. Les cellules baignent dans le liquide nourricier mais ce n'est pas de la richesse de ce liquide que dépend la vitalité de la cellule, elle peut être inerte dans un milieu riche en aliments.

Pour augmenter la vitalité, il faut donc non seulement alimenter, mais aussi combattre l'inertie des cellules; il faut pour cela dépenser et provoquer les échanges nutritifs par la déperdition, modifier en un mot l'état chimique des liquides et des tissus en leur faisant produire du travail.

Un sujet affaibli chez lequel les échanges nutritifs sont peu intenses est comparable au vieillard j il lui faut de l'exercice, mais il ne bénéficiera de l'activité qu'il se donne que sous condition de ne pas dépenser plus qu'il ne peut réparer et de lui faire produire du travail sous une forme particulière convenable.

L'air, le travail, la lumière et l'aliment doivent agir simultanément et alterner avec le repos.

Dbmbmt. — Mée. et édue. 29

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Tl ne faut cependant pas s'arrêter dès que la réparatioii ne se fait plus intégralement mais persévérer dans TelFort irokHitaire car Tinfinence morale est pour beaucoup dans le résultat.

n semble paradoxal de demander à un organisme aâSùblî, pour le fortifier, une dépense nouTelle croissant san» eesse. Cela s'explique par la propriété de réaction des tissus..

Exciter les organes, les centres nenreux en particulier, ee n*est pas augmenter la vitalité des tissus d*oè dépendent k potentiel et Tamélioration réelle de llndividu.

L'augmentation de la nutrition, raccroissementd^actîvîtéd» échanges chimiques entre les aliments et les cellules vivantes, voilà le seul moyen d'augmenter la capacité en travail. Certains individus ont besoin d'une alimentation très riche pour produire bien peu de travail, la pauvreté de leur organisme ne- IcFor fait utiliser qu'une très petite partie de leurs aliments.

Us ne gagnent nen à faitiguer les élémei|ts cellulaires en les excitant par des substances irritantes, les forçant à vivre trop vite. La conséquence de cette excitation sera le repos fbrcé e4 la vieillesse prématurée de ces éléments.

Les lois qui régissent le régime du travail et du repos- sont celles de la réparation de la cellule vivante^ ce n^est |»s aux poisons qu'il faut demander une augmentation de rendenaient, mais à 1 alimentation, au régime et à l'exercice seuls.

La sédentarité, les maladies par ralentissement de lanutrition, l'âge, diminuent le potentiel ; il en est de même des excès de dépense et de toutes les causes de fatigue.

Chez les nerveux comme chez les personnes qui s^excitent par les alcools, ce potentiel n'a pas une valeur constante, il est intermittent, de là des alternatives d'excitation et d'affaissement; aussi lorsqu'il s'agit d'obtenir par l'exercice Taugmentation du potentiel, il faut tenir grand compte du coefficient individuel, sans cette précaution, le résultat peut être négattf .

La force de résistance consiste à ne pas subir l'influence des mauvaises conditions extérieures et dans la capacité de réagir constamment contre son milieu pour conserver son équilibre normal. Quand il s'agit d'utiliser l'énergie dont on est capable, il faut encore la dépenser sous une forme convenable à chaque organisation ; cette forme dépend de notre structure et de Féducation ou de l'entraînement préalables.

UTlIiSAIION Ofi LA VORCB KffSGULAimB 4M

DiFFÂBfiNTHs FOBM£s DE TBA^¥A£L. — Le Qimsele (xavaille de trois foçoas : &taLi<|aemeat, c'est-à»-dite en lyrodmiaant un eiZortâtos mouvemeni; extérieur, en se raecourcissant et en se laissant étirer, c'est-àrdice ea faftsamb dji travail poeUif oa négatif.

Noas avens déjâb paf lé de ce» diSôreni:» nrades de tarvTaid', mais il est utile d*y revenir si nous voulons préciset la nol&oa. die readement de la machine humaine (Voy. Les bases scientifiques de VédwiaHonpàj^qme.}

iRkTiau STÀTiouB. — Dans le ttravail statiqoe le muscle vibre, la fusion des secoosses des différentes fibres produit le raecourdssement. Il faut déjà une- cevlaine dépense d'énergie pour amener le muscle à un certain degré de tension même sans produire de travail extérieur. La tension élastique nécessaire à produire ce dtemier (ie manderait d'après H. Chauveauhmt fois plus de dépenseeu travarl physiologique. Ainsi la force élastique du muscle depuis la force^ touique jusqu'à Tefifort statique est la conséquence du travail intérieur, c'est une transformation ée Ténergie chimique et par suite une dépense.

Elle pourrait se mesurer par la valeur de cette force élastique évaluée en poids, et par le temps pendant lequel elle se maintient à un certain degré.

L'effi>rt statique est donc uu travail et même un travail pénible très fatigant car la circulation dans un muscle contracté et sans mouvement est mauvaise, insuffisante même pour entraîner les dédiets prodliits dans k travail pbijsiologique ^

Travail moteur. — Le travail positif d'un muscle attelé aune résistance se mesure par l'effort multiplié par le chemin par- * couru par son point d'application ; c'est la longueur dont on a déplacé la résistance en luttant contre elle, dans sa direction. Cest la définition du travail moteur. Le travail d'un muscle est proportionnel à son poids.

MM. Ghauveau et Tissot ont reconnu que la dépense énergétique d'un muscle en travail et son degré de raccourcissement pendant ce travail sont dans les relations suivantes :

1^ La dépense d'énergie est d'autant plus faible pour un même tnvail mécanique accompli, que le muscle est plus près de sa longueur maxima quand il se raccourcit pour travailler.

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