Coulomb, Théorie des machines simples
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MÀGANBMB ET ÉVOGATJOI} DBS HOUVIEBCNTS
▼ail de noatée. Em vépéUtnt ces expériences a^ec difiérenles diarfes, cm voit q[ue le maKimum d'effet utile ooTreepondrait à la charge de S3 lalegranniieft enviroii. Lcxreqii'iiD travail doit
;idérai>le de la journée, il fiftot méoeBeairement dimmner ies chaînes «t «lamenter le nombre des 'woj^;gBê 4 pn>portion.
dorer une partie i
BnmaHiNT Màximni. — C'esi^n élevant le poids de son coips à Tide au moyen des membres inférieurs comme dans le trenil des carriers qne Ton peut produire la plus grande sonune de trawl. Bans une journée de 8 heures on peut ainsi effectuer SS6 ODO kilo-
On a constnut sur ce principe des monte-charges pour éleirer des terres à un certain niveau. On amène une broueUe charge de terre sur le plateau inférieur, un ouvrier se place avec une brouette vide dans l'autre plateau. Ce dernier descend par eacès de char|^, la brouette chargée est élevée au niveau supérieur et déchargée tandis qne des ouvriers sont unicpiement occupés à monter du plancher supérieur à Taide d'une échelle pour redescendre avec une brouette vide (fig. 530).
On peut produire ainsi dans une journée 260000 kilogrammes de travail par homme. Ce nombre esl bien supérieur à ce qu'on peut obtenir en travaillant avec les bras. En manœuvrant la sonnette d'un mouton destiné à enfoncer des pilotis, chaque homme soulève 20 kilogrammes du poids du mouton à i mètre. U donne 20 coups 4 la minute et 00 à 80 coups de auite, puis il doit se reposer autant de temps qu'il a travaillé K Pour manœu-
i. Del&ima;^. Cours de méemtiqme mppUqtiiê,
Fig. 580. ^ DrapositioB avantageuse pour élever des fardeaux en utilisant le poids de l'homme
(D1LÀU1M.T).
Une bntMtle pMm B «t MMtée par l'horame et la brouette ▼idc qui lai fait eoatrepoidB en A au moyen de la poulie P.
Une échelle K permol à l'homme 4e reau>nter pour sepiMerikiM le plateau B quand U brouette •eradtehei^e.
DTlUSÂnON DE LA FORGE VQBCULAIIIB 4tf5
vrer un cabestan, il ne faut pas exercer plus de 1^ kilogrammes à Textrémité da levier et marcher avec une vitesse de 60 centimètres à la seconde. Pour tourner une manivelle de 32 centimètres de rayon, on exerce 7 ou 8 kiiograomies de pression et l'on fait 20 à 25 tours par minute. On arrivera ainsi à produire au mouton 100000 kilogrammes et 172000 kilogrammes à une manivelle, chiffres bien inférieurs au travail produit au moyen des jambes.
Un laboureur eufonce sa bêche de 28 centimètres et élève à chaque coup une motte de terte de 6 kilogrammes à 4ft centimètres environ ; s'il donne 20 coups de bêche par minute, s*il faut faire un effort de 20 kilogrammes pour enfoncer la bêche au début et de 12 kilogrammes pour continuer à renfoncer, 18 kilogrammes en moyenne, en tenant compte du poids de la bêche évalué à 1 k., 7, on évaluera pour 181 mètres carrés de terre labourée, le travail quotidien à 96 600 kilogrammètres; en y ajoutant la part de travail employée à casser les mottes et à étaler la terre, on arrivera au chiffre de 100000 kilogrammètres par jour.
Il est bien entendu qu'on peut dans presque tous les métiers fournir pendant quelques minutes une somme de travail triple da travail moyen. On peut même consommer tout son travail joornaiier en deux ou trois heure», mais c'est an prix d'une fatigue excessive qui nécessite le repos.
GOMPAttAISON os LA DÉPSNSS DE TBAVAIL DANS DIVERS BXGfiCICKS. —
Dn homme ne doit pas employer toute sa force lorsqu'il travaille d'une façon continue mais seulement une partie de l'effort dont il est capable.
Le amximum d'effort musculaire que l'on puisse produire est le soulèvement d'un poids entre les jambes ; on peut développer ainsi '^00 à 300 kilogrammes. Mais on pourra répéter cet effort deux fois de suite et soulever le poids à 20 centimètres, total maximum, 120 kilogrammètres. C'est bien peu de chose comme résultat ; on risque encore de se blesser sérieusement.
Dans un saut en hauteur le travail se mesure par le produit du poids du corps par la hauteur d'élévation à laquelle s'est élevé son centre de gravité. Cela vient de l'équivalence du travail moteur et du travail résistant. Le travail résistant de la
pesanteur lorsque la vitesse du corps s'est annulée, c'est-à-dire à la hauteur d^élévation H estPH. Le travail moteur maximum des muscles correspond à une hauteur donnée par cette valeur du travail résistant.
T = PH d^où H = -î-
De là Ghabry fait remarquer que si Ton compare deux animaux sauteurs de poids différents mais géométriquement semblables et ayant des tissus jouissant des mêmes propriétés : un géant et un nain appartenant à la même espèce, oqvoit que les rapports des poids du corps P sont égaux aux rapports des poids des muscles du saut/? supposés semblables et égaux au rapport du travail de ces muscles. Les rapports du travail moteur de
Tensemble des muscles seront égaux au rapport du poids du corps.
Donc la hauteur du saut sera la même pour le nain et le géant*. Nous avons montré les préjugés à Tégard du saut d*une puce à propos de l'analyse du saut (p. 362).
Travail db dsux sujbts semblables de tailles différentes. — Il résulte deTobservation précédente que chez deux hommes géométriquement semblables et physiologiquement égaux le travail dont chacun est susceptible est proportionnel au poids respectif des muscles ou à leur volume^ c'est-à-dire au cube des tailles. Si Fun était de dimension double de Tautre^ il serait par cela , même capable d'un travail 8 fois plus grand et comme les forces musculaires sont comme les sections des muscles^ il serait 4 fois plus fort.
L'étendue de la surface de la peau serait seulement 4 fois tandis que son volume serait 8 fois celui du petit. Le rapport de la surface au volume du corps serait ainsi de i à 3 chez Thomme grand comparativement à Thomme petit. Ce dernier a donc une surface cutanée et une surface respiratoire plus grande