‹ Mécanisme et éducation des mouvementsChapitre 49 sur 81 · UTIUSATION DB LA FORCE MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

UTIUSATION DB LA FORCE MUSCULAIRE

par rapport à son volume. Il se trouve physiologiquement mieux doué pour les échanges gazeux. Tous les phénomènes chimiques qui se passent à la surfaee du corps' ou de certains tissus sont dans le même cas. En particulier la surface de refroidissement externe est plus grande, il lui faudra une production plus active de chaleur pour conserver une température constante du corps.

Travail dbs bras coiiPARâ a cklui dss jambbs. — Revenons à la comparaison du travail dans divers exercices. Dans un saut^ le travail des muscles n'est pas seulement mesuré par la hauteur d'élévation du corps, il faut y ajouter le travail résistant dans la chute.

Si celle-ci se fait sur place, le travail résistant est égal au travail moteur et le travail total serait donc T = 2 PH à la condition de tomber sur un sol élastique n'absorbant pas de travail en se déformant. «

On élève facilement son centre de gravité b. O^^^GO en sautant en hauteur ; le travail est dans ce cas pour le poids de 70 kiloga 4â kilogrammètres pour l'élévation, autant pour la chute ; total 84 kilogrammètres et Fon peut répëiter ce saut 10 fois de suite en une minute.

SiFon cherche à s'élever àla force des bras on pourra faire successivement, si Ton est très exercé et particulièrement doué, 5 à 6 tractions de bras qui vous élèvent de 60 centimètres soit 42 kilogrammètres pour chaque mouvement, 70 kilog. x 0",60 x 6 = 252 kilogrammètres, pour 6 tractions. Il faut être très fort pour monter à 10 mètres de hauteur à la corde lisse^ cela ne représente jamais que 700 kilogrammètres et ne peut être répété plusieurs fois de suite. Si Ton élève un haltère de 40 kilogrammes 3 fois de suite à 2 mètres de hauteur, on aura produit 40 X 2 X 3 = 240 kilogrammètres, les jambes auront participé à ce travail mais néanmoins c'est avec un grand effort qull aura été effectué et il sera impossible de le recommencer souvent de suite.

Si on comparQ ces travaux entre eux, on est frappé de la petitesse du rendement dans la locomotion par les mains ; le travail est proportionnel au poids des muscles et le rapport du travail fait avec les bras ou avec les jambes serait alors sensi-

MBCAinSHB KT ftDDCATIOll

blement profartioainel au poids dir membre sapérieup «t du nemtoe inférieur. Le trarmil des jaanbes montre ime «up6riorilé véritablement éoraiaBile sur ie traroil d«B bras (fig. S31). Les mém« poids, m lourds à la main, seraient Boateipés aisément par les jaml^es. Les acrobates jai^onais jongtent ainm avec des bommes «n se ooncbnnt sur le dos, oe qu'il leur ecratt impossible de faire avec les maîns.

Ce-, n

Pig. o31. — Valeur relative <iu travail acoompli normalement par ma même sujet avec les brai ou avec les jambes dauB les actos saivaatai:

1. Soulevw an Wièra de 40 kiUKS à 2 mètres, trois fois de mite (JbrcsV; - 2. Soutovar 6 fois le eofps à 00 eentimètrw de hanteur à la force des bros ; — 3. ttonler à une ocirde de Jû mèlres de hauteur avec 1m bm ; — 4. 9Q eaulseuec«MUii de 80 eenlimètaes de Inuteur (jambes) ; — 5. Montée d'an escalier de 6 étages (jambes) ; — 6. Montée à k Umk Eiffel .300 mètres) (jambes) ; — 7. tecnnsion d'une montagne de 1,800 mèfcras ynmbe^. Le traVail dépensé est proportionnel à la surface des rectangles agaréa.

Somme toute, les bras sont faits pour exécuter du travail sous forme de vitesse, lesjaml)es sous forme d'efforts intenses.

Travail suivant l'horizontale et suivaîït la verticale. — Dans un saut en hauteur et longueur l'eifort étant oblique, le travail total est la somme des travaux suivant la verticale et suivant l'horizontale. Le premier se mesure par la bauteur d'élévation^

OULIBAVIQN IIS LA FORCX Mncmibàwi^y 45 J^

le second par le chemin parconara harisontalement par le corps duiB it tempe du eaut connnaÛBant la -viteeee initiale communiquée au corps au départ ; le travail horizontal est la force vive de la masse du corps à ce moment, c'est-à-dire -g- m V, V étant laTÎtesse horixontale du centre de f^ravîté.

Tbàrsport ns rABnsAUX. — Lorsqu'on ti«nqM)riB un lardeau sur une route de niveau, le travail dépend exchiflîvQmeaiit des résistances x>assiveB dnes aux inégalités du tenrram ; aassi voiton la valeur de ce travail diminuer si Ton traîne le tedeau sur un sol rugueux ou si on le roule sur des raifas. Le poids du &rdeau ne crée d'autre élément de travail que par l'écrasemenl du sol et la déformation de la voiture. La résistaaoe de Tair n'est à considérer que dans les grandes vitesses. Le travail est flMuré par Teffort moyen de traction multiplié par le chemin parcoum et cet effort diminite avec la qualité du chemin.

Travail dans un pas de iiabchb. -7- Il n'en est plus de même pour un marc^ur ou un coureur. Dans la marche et la course, la ioroe qui travaille n'est pas dirigée suivant la direction du chemin & suivre et de plus l'impulsion est périodique et non continue, de là une trajectoire sinueuse du centre de gravité et ane variation périodique dams la vitesse de translation coincidaaitJKvec Je rythme de I allure.

L'évaluation du travail produit pendant la marche n'est plus lune chose simple, elle ne peut se faire qu'approximativement et «vec des données expérimentales.

J'ai essayé de déterminer ce travail dans les allures marchées et courues ; si les résultats ne sont pas d'une rigueur absolue la valeur relative du travail et sa variation en fonction du rythme résente un intérêt certain.

C'est par l'emploi de la chronophotographie que nous avons

obtenu la mesure des différents mouvements de la masse du

orps et des membres inférieurs nécessaires à notre estimation ^.

fin faisant abstraction des mouvements latéraux du tronc, il 7 a Ben de diviser le travail dans la locomotion sur un plan hornonftal en trois travaux élémentaires :

1* Le travail suivant la verticale ;

i. lisrey et Demeny, Mesure du travail mécanique effectué dvins la locomotion de lliomme. Comptes rendm Âe. dm Seienees, 9 novembre, 1885.

MÉCAOTSilE ET ÉDUCATION DES MOUVEMENTS

2* Le travail suivant l*horizontale ; *

3° Le travail nécessaire à l'oscillation du membre inférieur pendant son lever.

4* Le travail statique de soutènement ^

Travail suivant la verticale. — Le travail Kiivant la verticale est le produit du poids du corps par la hauteur dont s'élève le centre de gravité dans les réactions verticales du tronc. Nous nous rappelons que pendant Tappui d'un pied la trajectoire de la tête s'élève, elle s'abaisse au moment du double appui. Le sommet de la tête oscille entre deux lignes de niveau distantes de 4 centimètres en moyenne. Les chronophotographies-

1. Ce travail étant un travail intérieur nous n'avons pas de moyens da l'évaluer.

2. Les analyses cinématiques des mouyements ont été faites parnous par la méthode de M. Marey {Voir : Marey, Le Mouvement ; Demeny, Conférence sur tachronophotographie au Conservatoire des Arts et Métiers).

La garantie offerte par cette méthode des photographies successives sur une même plaque dépend de dejix choses :

* l» Éviter les erreurs de perspec-

. tive ;

2» Éviter les erreurs chronométriques dans Tobturation.

Les erreiirs de perspective sont atténuées en prenant un point de vue très éloigné 60 à SO mètres et en se servant d'objectifs ou de mi* roirs à long foyer et à grande ouverture.

Les erreurs d'obturation sont amoindries en employant un obturateur circulaire à rotation très rapide de grand diamiètre et à fente large. On ne saurait trop se mettre en garde contre les obturateurs de plaque à vitesse modérée et à fente étroite qui photographient successivement chaque point de limage en mouvement sur la plaque et donnent une netteté des contours avec une déformation générale de Tensemble.

Avec ces obturateurs trompeurs le pied d'un coureur peut être net, mais il n'est pas à sa place ou il est déformé parce qu'il s'est déplacé d'une quantité appréciable pendant la du rée de l'obturation.

Le flou est l'espace parcouru sur la plaque par le point lumineux M pendant le temps d'éclairement ou de passage de la fenêtre ; a étant la Margeur de la fente, V la vitesse d'obturation, t; la vitesse de l'image du

Pig. 531. — Oblur&tioii an moyen d*an disque fenêtre.

M image d*iui point Inmlnanz animé d'âne liteua 0 tnr la plaqua photographique et photographié an mojen d'an obtaralear A ridean ayant

Page 1