UTILISATION DE LA FORCE MDSGULA1RE
donnent exactement cette trajectoire (fig. S35). Nous avons aussi ' mesuré les réactions verticales directement et nous les avons prises pour les oscillations du centre de gravité en les corrigeajat de la petite quantité dont le centre de gravité se déplace dans le corps par suite de la flexion des jambes.
Si le poids du marcheur est 75 kilogrammes et Tamplitude des oscillations verticales 0"*,04, chaque élévation du corps représente un travail positif de 3 kilogrammètres, chaque abaissement un travail négatif de même valeur et, comme il y a deux
point lumineux; le temps d'éclairement est y — , le flou = -y-— —
U est proportionnel k'a la largeur de la fente, à la vitesse de Timage sur là plaque et inversement proportionnel à la différence des vitesses de l'obturateur et de Timage lumineuse (fig. 532) . Quand o =: V le flou est continu, quand v =: o il est nul.
et, '^-— — ^ « ' ,
O Y y ly XV $Y ^
Fig. 533. — Courbe .loimaui la loi du flou de limage photographique en se scrvanl dan obturateur à fenle s« mouvant on sens contraire do l'imago du point lumineux à photographier.
Si V et » augmentent en même temps de môme quantité le flou augmente. Si limage et la fente ont des vitesses de sens contraire, la vitesse
av relative de l'image par rapport à la fente est V + ^» 1® ^^^ = \ 4- v
av ^ m
c'est-à-dire plus petit que y
Si a est constant et V aussi, on voit que si v augmente — diminue et
le flou augmente mais est toujours inférieur à la largeur de la fente, à la limite pour v infini il y aurait égalité.
La limite minimum a lieu pour v = o le flou est nul. Le flou varie donc entre o et la largeur de la fente.
La discussion de la formule dans les deux cas donne lieu aux deux figures ci-dessous qui représentent la variation du flou (fig. 533 et 534).
i» La fenêtre progresse dans le sens de l'image
pour V =: o flou :=: o
tj zz V flou = infini
• = "V " T=ir
V = infini » a
MÉGâoiaaB n iDVCATioir iie& ■mnrsMBfTs
' osciU^onft dans on pa» coiiq>let, te ts&vail conesfvoadaiit aux oacillâtions verticale» aera> de li kUogramoièteeft à chaque pas. C'est éiddeauneiit là^ une lolevr aupéneure^ as Iravaii réel mats e*»i esfe ime limita sapérleare. Il est boa (àerema^ufir cpiesi la corps s'abaisse sua Le sal aa moment du doubla appui à causa de récaatemant d»s jambes, le centra da giavité àa corps ne s'abaisse paa d'ans qaamàité égale.
^ ij^ tsuètBK poogresu tn. sens eontraiiv è» l'tmige
V =z 0 flou = o
VilrJJ
Fig. 514. — Loi du flon de Timage photographique obtenue arec un obturateur à 1 étroita §• mouvant dans le mèoM bchb que le point luminaux à photogiapUoc
Dans le cas d'un disque de rayon r et de fente a.
n k représente la largeur de la fente pour l'unité de rayon — =^ k
Le flou correspondant ài l'angle a dont a tourné le disque serait
FZ« =
kv
1 — y rtgoL
Le flou augmente arec a.
Le Ûou diminuerait quand v < rtgpi. oa V.
nrmsATioif db ia vqbgb musciilaihb
Le changement d'attitude déplace le centce de granité et le fait remonter dans Le cotps par le fait de récartement des jambes (fig. 536, 537 et 538).
Cela a pour effet de rectifier la trajectoire réelle du centre de
Pig. 535. — Portion de la trajectoire de la tête pendant l'appui du pied dans la marche montrant la projection sur une ligne horizontale des espaces parcourus par la tète dans des temps égaux.
On TOlt CM espaces dimfaraer dans la partie eorrespondant an maximnin.
gravite dans Tespace et de diminuer ainsi ses oscillatioas et le travail suivant layerticale.
Pig. 586. — Attitudes de la marche dans lesquelles le centre de gravité' se trouTe élevé dans le corps oe qui modifie la trajectoire décrite dans l'espace.
Travail dépsnsâ suivaht l*hobizontale. — La vitesse de translation du corps suivant rhorizontale est périodiquement variée. La variation de force vive qui en résulte mesure le travail moteur ou résistant dépensé aux différentes phaBea de Tappui des pieda. La variation de viteaae se mesure par Técartement des pointa de la trajectoire photographiée à des intervalles égaux d'un cinquantième de seconde. Il suffit de construire la courbe de la vitesse et d*en prendre les maximums ^t minimums pour
en déduire les valeurs correspondantes de la force vive qu'a possédée la masse du corps, c'est-à-dire -g- M (V=*-i?*). Le travail moteur et le travail résistant effectués par les
Pig. 537. — Attitudes d'un marcheur et quantités correspondantes dont le centre de gravité est élevé dans le corps par suite du déplacement des jambes.
muscles égalent chacun la moitié de cette variation de force vive, de sorte que la somme de ces deux travaux a pour limite
F\e. 538. ~ Attitudes de la cuurse avec indication du déplacement du centre de gravité en hauteur et en avant.
Ué chiffres exprimant des millimètres, les flèches le sens du déplacement du ceauc ds gravité dans le corps.
supérieure la variation de force vive tout entière. Comme pour le travail vertical le travail résistant n'eét pas totalement perdu, une partie sert dans la période suivante comme travail moteur parce que les muscles restent dans une certaine tension, de sorte que. la valeur réelle du travail dépensé est infé-
UTILISATION DE LA FOBCE MUSGULikIRB ' 465
rieure au chiffre obtenu par ce moyen, mais c'est une limite supérieure.
TbAYAIL MUSCULAIRE DÊPENSâ POUB FAIRE OSCILLER LE MEMBRE INFÉ- RIEUR PENDANT LE LBYNi. — Daus aucuu CBS, lo transport du membre inférieur d'arrière en ayant ne répond à Toscillation du pendule ; ce serait du moins le mouvement complexe d'un système composé de deux pendules articulés. bout à bout éloi-
Pig. 539. — ' Mesure du travail dans TosciUation de la jambe dans la
marche.
Mm, masse des segments de la cuisse et de la Jambe ; — Gy, ligne joignant les centres de iviié de œs segments ' " ^— ^— j -i* j- t- •• — ^- -» *— .— .^:- j . —
gravité dans l'espace.
gravité de œs segments ; — r, centre de gravité de la ligne Gy et trajectoire de ce centre 3e g - ■
gnés dé leur position d'équilibre et oscillant sous Faction de la pesanteur et de celle des muscles tandis que le point de suspension lui-même^ la hanche, se meut d'un mouvement varié sur sa trajectoire curviligne (fig. 839).
Dans cette translation du membre, l'action musculaire peut être secondée par la pesanteur, mais elle n'est jamais nulle, surtout pour les allures rapides^ contrairement à Topinion des frères Weber.
La mesure du travail est alors complexe, pour l'estimer approximativement, j'ai employé différents moyens. Le premier consiste à déterminer le moment d'inertie du membre inférieur par rapport à son axe de rotation et à mesurer spr les chronophotographies la vitesse angulaire maximum qu'il acquiert. On a ainsi les éléments nécessaires pour déterminer la force vive communiquée au membre oscillant en tenant compte de sa déformation pendant ses mouvements de flexion ou d'extension.
Une seconde manière plus expéditive est de comparer la durée ' d'oscillation dans une allure donnée (iig. 540), à
Aninr. — Mée. et édiie. .30
MBOAHllliB Vr âSVCATION 1HBS «iDirWOEICTS
ta IncncfaB, Ûutgeacnftt tto;ia qhtt^MlpyBdwrt unqnBièeciiiiTdBmlitf allures de 40 à 90 pas A ia minate.
Traits allMgés, «keville ; poimt et barra, genou ; trait eontinn, kandw ; nnilé de lenpi. l/eo ^e aeoeÏMe, ^a4|ae wf^winéyeerreepeMd 4 1 U> Je iiiiiiiiiiài.
UmiSAXIDN ^DG (UL ««WK mOSOBJaSÊX 407
la durée â'oscillatîon libre du membre inférieur ; cette dernière est tonjours plus longue que la précédente. Il faut donc un certain travail pour obfi]^ le membre à osciller dans un temps plus court égal à la période de lever du pied. Ce travail estjustement le travail des muscles. Jerobtiens approximativement comme il suit :
J*ai pareiopérience ladovée de rimâHatîfaaa .libre de la jambe soit ê, rd'où la longueur l du ^pamàiÛB.simp^ ODR«s|N)]Mlant. J*ai par exj^ieoice également la durée du double afopiii.Qorrespondant à mne «adence donnée, d'où par ûàBéreoBe la dnrée t^ de l'oscillation vraie €e la jsmbe ^oar cMe tsêewse.
Tout se passe comm« si la - pesanteur ngissait avec plus dMnteiifiité sur la jambe.
La valeur de raccélémtlon théorigue de la pesanteur pour fiâre osciller ht jambe dans le t«mps f an lieu de t ^râleur de
Toacillation pendulaire, est g' = -;^ l correspondant à une augmentation de poids représentée j>ar m [g' -g)- L'arc d'oscillation du pendule étant environ SQ^, la .hauteur de .clmte de la masse de la jambe correspondante h multipliée par Texcès de poids m (j^-g) k représente le travail des muscles pour obliger lajamhe à osciller dans un temps plus courte
La masse dû corps et la ipasse d« la jambe sont ol)tenue8
fttcilement. La masse du corps c'est le rapport — , pour avoir
le poids de la jambe nous avons d'al>ord cherché son volume en eau délacée dans une cnve spéciale £t nous r^mns multiplié pftr Ja densité moyenne du corps.
Puis nous avons cherché sur le cadavre des données directes, nous avons été aidé dans ce travail par le professeur Sappey. I^ouB avons eu trois sujets à notre disposition ; voici les chi£ûres pour l'un d'eux :
1. On .peut aussi se servir de la formule i T étant le travail dépensé Jaas rmoilietinm da leanbie J P le poids de ce dernier; t la dosée d^oscillation propre de la jambe; V la durée de roscillation dans l'allure coivsidérée; R la longueur du pendule simple correspondant au membre infiérieur; a, l^angle d^osciUation du rayon du membre pendant le levet du pied.
Age 61 ans.
Taille i«,74
Longueur du membre inférieur 0°',84
Circonférence supérieure de la cuisse . . 0™,46
Circonférence du mollet ........ 0",31
Poids total du corps 60 kil., 500
Longueur de la cuisse 0™,38
Longueur de la jambe et du pied .... 0"',46
Poids du membre inférieur 9 kil;, 500
Poids de la cuisse 6 kil. 25
Poids delà jambe et du pied 3 kil. 25
Le centre de gravité répond à une ligne
passant par le centre de la rotule .
Les données photographiques nous permettaient d'ailleurs de connaître la position r du centre de gravité du membre inférieur à chaque instant dé roscillation. G et ^ étant les centres de gravités de la jambe et de la cuisse on a - = ^ = £
En appliquant ces données et ces méthodes au calcul du travail pour tous les rythmes de la marche et de la course j*ai obtenu les résultats suivants : .
Première série d'expérience ; allures marchées depuis la cadence de 40 à 90 pas à la minute, allures courues de 90 à 145.
Pour Tallure la plus lente, cadence 40 pas :
Translation du membre inférieur O^^pn^s
Oscillations verticales du corps 6 ,?
Variation de la vitesse horizontale 2 ,5
Total 9k««,0
Dans la course vive j*ai obtenu comme chiffres correspondants :
Translation du membre inférieur 3kg»,4
Oscillations verticales 2 ,3
Variations de la vitesse horizontale 18 »4
Total 24kg«,i
Ainsi la dépense de travail dans un demi-pas sur terrain plat varie de 9 kilogramm êtres à 24 kilogrammètres par demi-pas. Si Ton tient compte du nombre des pas effectués en uoe minute
TmiJSATION DE LA FORGE MUSCULAIRIâ 469
à ces allures extrêmes, on trouve 730 kilogrammëtres dans la marche lente et 6748 kilogrammëtres dans la course à toute vitesse. Soit là kilogrammètres par seconde dans le premier cas et 112 kilogrammètres dans le second.
Influence du rtthub sur le travail dépensé. — Si Ton compare entre elles les valeurs des différents éléments du travail dépensé dans un pas, on trouve qu'ils ne sont* pas influencés de la même manière, par la rapidité de Tallure. Ainsi, dans la marche lente, le travail dépensé dans les oscillations verticales est plus grand que celui qui correspond aux différences dans la vitesse de la translation horizontale; dans la course rapide, c'est Finverse qui se produit.
11 était donc nécessaire de suivre à travers toutes leurs phases les variations que chacun des éléments du travail éprouve sous rinfluence d'une accélération graduelle de la cadence des allures. Pour rendre ces variations plus saisissables je les ai ramenées (fig. 541) à la forme graphique.
Dans la construction de ces courbes, j'ai pris pour abscisses les nombres des pas effectués à la minute et, pour les ordonnées, j'ai ajouté bouta bout les longueurs correspondant à chacun des éléments du travail total.
Pour toutes les cadences ces valeurs sont disposées de bas en haut suivant le même ordre : 1® la valeur du travail dépensé dans la translation du membre inférieur; â^ celle qui correspond aux oscillations verticales du corps ; 3® celle qui est liée aux variations de la vitesse dans la translation horizontale.
Les courbes de la figure 541 montrent que les différents éléments du travail total varient de façons qui semblent bizarres; mais ces variations s'expliquent aisément par certaines conditions cinématiques ou dynamiques propres aux différentes allures.
Â. Variations du travail dépensé dans la translation du membre inférieur. — Le travail dépensé dans cet acte croît d'une manière sensiblement proportionnelle à la cadence ; un fait qui étonne au premier abord, c'est que, pour une même cadence, la course coûte moins de travail que la marche. Ainsi, pour 90 pas à la minute, la marche dépenserait l'^™,4 pour la translation du membre inférieur, tandis que la course n'en
^0 uicÈimmk n
dépettse ^ue ft,5^ el poarteit 1*. wiesM ak»riMe du i ]dâ&graAde ai Toii-ecMirlfiiftai Toamarcfae.
Cette diffàrence de Ies? ail tieat k m 4|iie,la ^itease ém maàhrt par rapport au troue éoîi seule être ecmsMérée éeiis ce* évakluations ; or cette vitesse est plus grande dans la marche que dkus la ceorse.
En e(!bt, i égaie cadlence êa pas, Ik d^irée die roscîlfcfioir dkt membre fnfèneur est d'autant pie» grande que ceff e (fe Tappni du piedf est manidire. Cet appur, dam Fa oiarclie, excède fa moîtiéde ladàvée du pas etnnpfet ; durs Ya course^ au contrah^ la Airée de Tappar eat teu||<rara hifiênèiire k la moitié de celfc âki pa»^ Ok% eonme le d^|»laeeiiieiit angulaire dà membre inférieur est à peu près le même dans la mardie et i&ns la eamnt, fa ^if ease sera d^autant moîndire que I& période d'oscillatiea aorapluade durée (ffg. 9S4).
IFiie censéquenee physfotogfque de* cette inégalité de hi durée d^oaeiilation du membre aux <fiffërentes' allXires, c'est la tendance instinctive qu'on éprou'w^ k courir, au: lieu dfe marcten aoBBiiM qa^bu) nupose à Fallura une cadlence trop rapidie. G^est mie dea nombreasea inanifestatiei» de notre properi^on natnfeHe à reeberdier le moindï!» effbrt dana toua les acte» musculaires.
ff. VariaHom du travail dépensé dans les oscillations uerli^ cales du corps. — La figure 541 montre que cet élément du tra- Tail ne croit pas régulièrement avec la rapidité de la cadence. Dans la marche, ce travail augmente rapidaoïent entre dnfuante-dnq et aoixante-dlx pas àla miuute, puis vaen décroissant ; dans la courae, il est très grand pour les cadences les plus lentes et diminue à mesure queFallure devient plus rapide. Les d'eux facteurs de cet élément du travail étant le poids du corpe et Famplitude de ses oscillations verticales^ c*est aux variations de celles-ci que se rapportent les inégalités du travail dépensé aux différentes allures.
Nous avons vu la relation existant entre la bsngneur âa pas et les oscillations verticales ei de plus hu lengveur du pas et la cadence (fig. 332).
1. Voir à M lujet : Demengr, Variationi delà durée da double wpi des pieds dans la marche de llioamie, Camptm rendus de tAc. dts Science», •éuice du 15 Juin iSS5.
imasâmeiv de im POBcn mosemàam
Daiwlft ooima-, I» ItwaX e«t ptorgrasA peujr las onèuices lenrteaeft déoreti? ensm<l)e'<FiiB9 fkgmi contion». Le» (McilIaliwM yerticales suiimst une imriaiion aenblabl». Ah» OÊàmuam
leates il faut que le corps ait été élevé très haut pour ne retomber que tardivement sur le membre et l'^ppuî; aux oadABces rapides^ uae faible étendue est ixaposé^àroMUIatiMi par la courte durée qui lui est assignée.
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fcShi
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*s 30i iS. 60- eS' jo jr io is^çfiooioS'noi9SiS9^ii6tip tss ih/ht
F1|p. 811. -— Vftloon relatives' des trois ôlémonts dD tiwrtiil dépensé dun lar ararelM ei 1» oours» k d«» rythma» croiaaaat de 4A à 145 ptaA à la minute.
Gha^i» ovdotMftée iadiqo» «a kilogruBmèins. : 1* Lb trurail nteeflsair* À roacillftUMi de U jamb» pMidant 1* lever ; ~ S* Le \xvnàX absorbé par les léactionft rarticales du du tronc ; a« Le travail nécessaire à conserrer au corps une Titesse moyenne horizontale. (Sujet pesant 64 kilog^; marche sur terrafai dur et de niveau).
Dans la marche, Tamplitude des oscillatiett» nertioak» du corps e^st liée à la loagvDaur dxL pai»'; riie e» etti iadi^MiMlute dans la course, où Ton observe môme, à cet égard, une relation inverse : nous avons exprimé ces rapports dans la figure 322
C« Variations (ki'trav.aUdépensàdanAleswirîalions de vitesse de translaifion horizontale du corps. — Cet élément du travail s*accrolt assez régulièrement avec la vitesse de Tallure et avec la longueur du pas. Dans la course, il prend une valeur très grande, quoique les variations absolues de la vitesse soient faibles ; cela tient à ce que les variation» de la fbrce vive acquise ou perdue par la masse du corps sont proportionnelles à la différence des carrés des vitesses maxima et minime de la translation.
IfÉGANISn BT iDUGATION DES MOUVKlfBNTS
LiMiTB DE LA viTESsi. — Cet accroissement de travail ponr passer d'unevitessedela course à une autre yitesse plus grande explique la limite imposée à la vitesse d*un coureur.
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HTB
Fig. 542. — Comparaison da travail à Theure et au kilomètre dans des aUares dont la cadence s*accélère régulièremeat ; variations correspondantes de la yitesse.
Lm ehiffires indiqués tor U lipie des «bsdssas raprésentent la eadeneo de TsUare, Us nombres des ordonnées des kilogrem mètres.
Pour passer en effet d'une vitesse V^ à une vitesse V il faut dépenser un travail mesuré par la demi- variation de force vive de la masse du corps c'est-à-dire : --- ?n(V* — Vf*) ou — m
(V + Vo)(V-Vo).
Le travail supplémentaire est donc proportionnel à la différence de vitesse acquise et à la somme des vitesses, il dépend donc de la valeur de la vitesse initiale, et croit très vite avec elle.
Travail a l'heure et travail au kilomètre. — Des données
UnUSATION DB lA FORGE MUSCULAIRE
précédentes il est facile de déduire le travail à l'heure et au kilomètre correspondant à la vitesse de progression et pour les cadences de 40 à 140 pas à la minute. J'ai construit le tableau suivant sur ces données expérimentales (fig. 542).
FIg. 548. — Courbe de la variation du travail dépensé dans un pas
an fonction de la vitesse de progression dans la marche et la course.
Les étûttnê tôt l'aie des «bscutes indiquent le« rythmes correspondant!.
En comparant la marche et la course au point de vue du travail dépensé on constate les différences suivantes :
Dans la marche^ la dépense de4ravail crott toujours avec la vitesse de progression, et cet accroissement est très grand pour les allures qui dépassent les cadences normales de 55 à 65 doubles pas à la minute.
Dans la course, la dépense de travail pour une vitesse de progression peu supérieure à celle de la marche est plus grande
474 MÉoàWHHm WB tamomm sis
qDflPclta9<l»iiifiich», iiiBi»^l» dépense déoroH peur iim
pkis waipid» et s^éHnre* ensuite dm» le»^Iiinile» indiqnéa» par lé
taèitaQ préeédent^ (% 54d).
J'ai négligé le- travail dû* à VèÊbH etatiqpie <fe sontTen Ai membre à l'appui^ mais il est entendu que ces évaluations n*ont qu'une valeur comparative^ du reste lïi valeur absolue de nos résultats est un maximum.
RmHe» M^frrMimne wrwrrmus nihrçcTTrauz. — C*est pour cas
Fig» 544i — ^-i. R6iietioii»^«fti««le» du eorfi» esr millimètraai das» la marche
aiut r^thEné» 55^ pt» à la munit».
L*ordoiuiée SU correspond à 4 cttnlinftfaH» d'ôlényUMi.
H. Tniveil correspondant on kilogrammètres. Lm ordonnées repréaaatent le travail .
raisons que nous avons distingué dans les allures de Thomme diBfs rythmes «Muxtageuaret des rylitmea déftctneux* au pointdb vue de Tutilisation économique de la fërce musculaire, utilisation qui est le-but final de nos études sur la locomotion.
Si l'on veut parcourir la plus grande distance avec le moins de dépense ou ft<anehip une^ disftance donnée dàna le tempe le plus court, on devra reecurir à des aHureedifiKrentee et choisir la cadence la plus favorable. *
Pour la marche rapide, à partir d^ 70 pas à la minute' la dépense de travail croit rapidement, pour la conrse le travail eet assez grand aux cadences lentes, ii diminue quand* la M* quencedes pas s'accroît, puis augmente de nouveau, ii y a dbnc, pour chaque allure, certaines cadences favorables, ce sont celles où la vitesse crott plus vite que la dépense de travail. * D'autres considérations doivent intervenir encore pour
OmSikmVN III liât FCmGB WaMULâSËHM
motfver le thaix éea alhiraB. tt me fimt pas qa» Is dêp&am dfy ttUTaifse fksae en no temps trop emarf-, en» «poioi Iir réparation-
■ig. 546. ^ConriMft de la viteue moyenne da progreeeiaiiVdncMpfteiâes fttMMft iBiniiiram Y* et maximiim ^ pendmt l^pffÉL éa pied dan» Im marehe entre les cadences 55 et 65 pas A la mintu
AB, vamtioDi tbtoliM de U TitosM > U Mconde de Ut mina de oorpt pendant rappol db pied. ÉebeUe de réduction 1/4.
dm forée» nnisculairee n'arriverait plus à compenser la fMigne. Ob pevt impunément soutenir une longue marche au bout d^ laqprileon aura- dépensé un grand trayaii, tandis qu'une course rapide épuiserait en peu de temps la force musculaire avec une dépense de trayail beaucoup moindre. Il y a donc lieu de déter*
miner pour chaque allure la dépense de travail à l'heure et au kilomètre, ainsi que les relations de la vitesse avec la cadence (fig. B42).
il.S b5
Pig. 546. -^ TraT&il correspondant à la variation de force vive de la masse
da corps dans la marche aux rythmes 55 à 65.
Lm oidODDéM v^pFémUat le travail on kilogrammètrM sont à la même échelle
que dans la fifure préeédeDte.
s/s 60 cij cr
Fig. 547. — Travail dépensé dans Toscillation du membre levé aux rythmes 55 à 65 pas à la minute.
Les oidoméei rtpréeeDtent le travul en kilogrammètrei et sont à l'éeheUe de la flgon
précédente.
Fig. 546. — Travail total dans un pas aux rythmes de 55 à 65 pas i la
minute.
On a aioQté bout à bout les ordonnées correspondant au travail horizontal B, ao trmil vertical V et an travail dft h Vosciliation du membre inférieur 0. obtenu précédemBeoL (Échelle des figures précédentes).
Gadkngbs de 55 a 65 pas a la minute. — Dans une seconde série d'expériences, j'ai repris les calculs pour les allures marchées avantageuses, c'est-à-dire pour les cadences de 55 à 65 pas à la minute et j'ai cherché à trouver les manières économiques de franchir les distances. Voici les résultats de ces obse> vations :
UnUSATION DE LA FORCE MUSCULAIRE
Sujet, taille 1".66.
Longueur du membre inférieur jusqu*à terre et chaussé 0«,88.
Longueur des segments : caisse 39 centimètres, jambe et pied 49 centimètres.
Hauteur du centre de gravité au-dessus du sol 0"',945.
Poids du corps, 64 kilogrammes.
Masse du corps, 6,524.
Poids du membre inférieur, 8 kilogrammes.
Masse — — 0,815