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MAUVAIS EFFETS DE L'EFFORT STATIQUE EN ÉDUCATION PHYSIQUE

Dans la fibre musculaire en contraction, on constate que les parties contractiles ou disques opaques occupent une place plus grande que les disques transparents qui sont divisés par une raie sombre.

Pendant la contraction statique où il y a obstacle au raccourcissement de la fibre, les disques opaques chan|;çent de forme et se gonflent tandis que les disques transparents s'allongent et diminuent de diamètre pour compenser la longueur perdue par le gonflement des dis({ues opaques.

Dans les contractions avec mouvement il faut distinguer deux cas : Celui où les extrémités du muscle se rapprochent (contraction concentrique) et celui où les extrémités du Aiuscle s éloignent sous l'action de la résistance que le muscle ne peut vaincre (contraction excentrique) .

i)ans le premier cas les disques opaques deviennent très globuleux et dans le second, ne pouvant se raccourcir, leur allongement est au détriment de leur diamètre et les disques transparents sont fortement étirés.

Un muscle auquel on demande un effort de tension se trouve dans des conditions difl'érentes au début de son raccourcissement ou à fin de course et le maintien du raccourcissement complet demande une telle dépense de sa part et de la part des centres nerveux qu'il est impossible de le continuer longtemps.

Nous avons voulu nous rendre compte de l'influence qu'avait la charge sur la durée de la tension ou raccourcissement permanent du muscle, nous nous sommes servi de l'ergograpbo pour inscrire les phases successives de l'élévation d'un poids maintenu par la contraction statique des fléchisseurs d'un doigt de la main.

Les tracés obtenus montrent que, quelle que soit la charge, il est impossible de maintenir un poids à une hauteur constante, car les muscles contractés cèdent bientôt et se laissent allonger par le poids qui leur est opposé; mais cet allongement se fait suivant une courbe différente suivant la charge et, plus cette charge est grande, plus vite se fait cet allongement. Ce résultat était à prévoir, mais les tracés sont instructifs parce qu'ils montrent la loi de cet allongement. Ce dernier se fait d'autant plus rapidement au début que le poids est plus lourd, puis, quand il s'est laissé allonger d'une certaine quantité

le muscle semble élre dans une meilleure condition pour résister qu'au début. L'effort statique est donc d'autant plus pénible à continuer que le muscle est plus près de son raccourcissement maximum et bien entendu que la charge qu'il soutient est plus grande.

L'effort statique donne lieu dans les muscles à des tensions bien difîérentes suivant leur structure et la disposition de leurs fibres. Si les cellules contractiles sont parallèles et attelées au tendon comme des chevaux au même timon la résultante des efforts élémentaire» sera la somme de ces efforts et chaque élément contractile ne supportera qu'une partie de l'effort égale à la— ^fraction s'il j a n éléments

actifs.

Si ceux-ci sont attelés bout à bout comme des chevaux de flèche l'effort résultant est encore la somme des efforts partiels, mais la tension est la même tout le long de la chaîne, elle est supportée toute entière par chacun des éléments ; l'effort est donc limité à la résistance des tissus dans ce dernier cas.

Le muscle long et mince et le muscle gros et court né travaillent donc pas dans les mômes conditions. Le raccourcissement du muscle est la somme des raccourcissements de ses éléments contractiles. On voit de suite que plus le muscle est long^ plus il a facilité de se raccourcir, mais plus il se fatigue s'il veut conserver sa tension dans un cffortstatique prolongé, chacun de ses éléments devant rester co a tracté sous une tension considérable, ce qui n'a pas lieu dans le premier cas.

Le muscle court et large étant mieux adapté à la force et demandant pour un effort intense moins de dépense nerveuse ou une excitation de moindre intensité de la part des centres nerveux, le raccourcissement du muscle et l'augmentation de sa section sont donc une condition économique de la production d'un effort intense.

Les variations de la nutrition dans les deux cas finissent par produire l'accommodation du muscle à sa fonction.

(Voir V Ecole française.)

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