HARMONIE ET ACCOMPAGNEMENT
(Bazin)
COMPOSITION Contre-point et fugue
(A. Thomas)
■6 octobre i852 .
Admis"
1er ace.
3o décemb. i853 .
Admis"
ler prix
2^ prix
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2 octobre 1854 .
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8 octobre iSSy .
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Dans l'espace de huit années, il remporta donc tous les premiers prix des différentes classes par lesquelles il avait passé, et il n'avait que seize ans et demi lorsqu'il obtint le premier prix de contrepoint et de fugue.
Le 27 octobre 1862, Henry Fissot quittait volon-
tairement l'école. Son père ne tenait pas à ce qu'il concourût pour le prix de Rome et préférait le voir se vouer à la carrière du professorat. Avant sa sortie du Conservatoire, il avait été appelé, par l'entremise d'Auber, à donner des leçons au fils du docteur Véron. Ses aptitudes pour l'enseignement se manifestèrent si bien, que les élèves ne tardèrent pas à affluer. En même temps et presque aussitôt après l'achèvement de ses études au Conservatoire, il était nommé organiste-accompagnateur à l'église de Passy, puis, six mois après, organiste à Clignancourt. A la suite d'un concours qui eut lieu vers 1868 ou 1869, il fut appelé à tenir le grand orgue de Saint-Merry, que venait de quitter Chauvet pour remplir les mêmes fonctions à la nouvelle église de la Trinité. Plus tard, il est nommé organiste à Saint- Vincent de Paul, où il resta jusqu'à l'année 1887, époque à laquelle il fut chargé de la classe de piano au Conservatoire en remplacement de Georges Mathias.
Tout en remplissant avec un zèle et un dévouement des plus remarquables les fonctions de professeur et d'organiste, il se fit entendre dans diverses séances de musique de chambre et dans les grands concerts. Malheureusement, une modestie et une timidité innées l'empêchèrent toujours de se produire devant le grand public aussi souvent que nombre de ses collègues et d'obtenir ainsi la réputation due à son talent. Il prêta notamment son concours aux séances de quatuors Alard, Maurin, Lamoureux, Armingaud, au cercle de l'Union artistique. On put le juger encore mieux aux Concerts Colonne, puis au Conservatoire, les
l5 et i6 avril 1881, où l'exécution du Concerto en mi bémol de Beethoven lui valut un vif succès. C'est lui qui fut chargé de tenir l'orgue aux grands concerts donnés par la Société dite de l'Harmonie- Sacrée au cirque des Champs-Elysées en 1873 et 1874, 6t dirigés par Charles Lamoureux. Ce dernier lui devait bien cette faveur ; car, après la mort du regretté Chauvet, H. Fissot s'était chargé de compléter l'éducation musicale du futur chef d'orchestre.
Au Conservatoire, il suppléa d'abord, à la fin de l'année 1886, M"i« Massart, qui était tombée malade. Le 3o mars 1887 était signée sa nomination de professeur de piano en remplacement de M. G. Mathias; mais, au mois d'octobre de la même année, après la mort de M™^ Massart, Fissot fut chargé de sa classe, laissant celle de M. G. Mathias à Charles de Bériot. Parmi les élèves distingués qu'il a formés et qui ont obtenu le premier prix de piano, on peut citer M''^ Panthès.
Alors qu'il habitait la rue de la Tour-d'Auvergne prolongée avant la guerre de 1 870-1 871, il donnait de petites séances de musique de chambre dans lesquelles il se plaisait à mettre en lumière les œuvres, alors peu répandues en France, de Robert Schumann, dont il était fanatique et qui était un de ses dieux avec Bach, Beethoven et Wagner. Là se nouèrent de solides amitiés et s'épanouirent à la musique bien des intelligences. Trait bien caractéristique : Fissot était si doux de manières, si modeste, sa voix était d'un timbre si menu, que ses amis ne l'appelaient jamais que M"" Fissot.
Cet excellent artiste est mort, encore jeune, le 2g janvier i8g6. Il n'était âgé que de cinquantedeux ans.
Voici la nomenclature de ses compositions :
Op. I. Trois feuillets d'album Heugel.
» 2. Douze morceaux de genre H. Girod.
» 3. Douze préludes Hamelle.
» 4. Trois morceaux id.
» 5. Adagio et Presto id.
» 6. Fantaisie-Impromptu et Idylle id.
» 7. Deux ballades id.
» 8. Romance, Fantasietta, Allegro deciso .... id.
» 9. Mélodie, Lendler, Capriccio id.
» 10. Six pièces en deux livres (arabesques) .... id.
» II. Scènes de la vie rustique id.
» 12. Deux morceaux de salon id.
» i3. Scherzo, dédié à G. Bizet id.
)) 14. Quatre pièces, àéàiées k Asa.rAsche'wsky. . . id.
» i5. P2£c« pour piano et violon id.
» 16. Idylle Brandus.
» 17. Deuxième Scherzo id.
» 18. Caprice héroïque Id.
» 19. Hymne funèbre id.
» 20. Allegro symphonique id.
» 21. Troisième Scherzo id.
Comme pianiste, Henry Fissot possédait un jeu d'une grande puissance. Le mécanisme était irréprochable et le style très élevé. Ces qualités, dominantes chez lui, n'empêchaient ni la grâce ni le charme qu'il sut toujours mettre dans l'interprétation des pages où le sentiment règne en maître.