‹ Médaillons romantiquesChapitre 10 sur 121 · Paul Fouciicr : Les Conlissis du passé · texte numérisé non relu

Paul Fouciicr : Les Conlissis du passé

de celle qui fut Marie Nodier leur lourd fardeau d'épreuves et de chagrins. L'aïeule aux cheveux blancs retrouve son sourire de jeune fille, chaque fois qu'elle se tourne vers le cher et glorieux passé. C'est sur ce point de l'horizon qu'elle aime à ramener les regards des amis d'autrefois qui sont demeurés ses correspondants fidèles.

« De toute nécessité », écrit-elle à l'un d'eux, le 12 mai 186 1, « il me faut votre photographie qui manque grandement à ma collection des amis de l'Arsenal. Bien d'autres y manquent, hélas ! dont ceux qui restent se souviennent. Yotre envoi si amical est une réminiscence du passé'. »

Plus tard encore, sous le coup d'un deuil récent, elle écrit : « La mémoire toujours gardée de ce riant passé qui fut le mien continue à me servir de force et de consolation dans la cruelle épreuve que nous avons à subir. »

Parfois elle se rajeunit au point de retrouver sa verve de jadis pour ciseler une jolie page de critique littéraire, pour improviser quelque sonnet :

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