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3i0 MÉDAILLONS ROMANTIQUES
Écrivez-moi quelques mots qui jue disent que j'ai rW' pour quelque chose dcans ce qui vous aura soutenu, et je serai contente. Dites à votre femme que je souttiv avec elle de la même manière.
Vicomtesse Victor Hugo.
Deux ans plus tard, un deuil aussi cruel lui inspire cette lettre ' :
Cher monsieur, si volie loi ne ]»e'ril i)as. après tant d'épreuves cruelles, de soutîrances non méritées, qu'elle devienne plus ferme, précisément à cause des raisons qui pourraient vous jeter dans la révolte. Ohl oui, que ce monde nous semble éphémère ! Un simple voyage pas plus long qu'un éclair par rap|)ort à l'éternité : je suis bien dans le vrai. Si nous n'avions jjas cet alrocr déchirement, aurions-nous celte joie intinie, le jour de la réunion? Si Dieu nous donne le souvenir qui fait que la séparation nous attache davantage à ceux qu'il nous a enlevés momentanément, c'est pour nous les rendre. Pensez à cet ineffable bonheur ! Qui connaît son lendemain ? Peut-être serez-vous plus longtemps éloigné des êtres que vous avez ici-bas ([ue de ceux qui sont là-haut. J'ai bien creusé cet abîme depuis j)rès de trois ans, et ce que je vous dis là en est le résultat. C'est par le travail que j'en suis arrivée là. Je me trouve bien mesquine, par rapport à un |)ère ([ui vient de perdre sa fille unique, adorable femme de vingt-cinq ans, et qui me disait: Tout finira bien. Cette foi. cette quiétude