‹ Médaillons romantiquesChapitre 39 sur 121 · Prét'acr (Ifs Consoldlioits · texte numérisé non relu

Prét'acr (Ifs Consoldlioits

'1. Pit-facu des Coiisol(( lions.

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qu'en elle la philosophie et la religion se sont embrassées avec sanglots ^ ». Un livre dont la préface est animée d'un pareil souffle, dont chaque pièce, dictée par la même inspiration, porte en épigraphe une phrase des Confessions de saint Augustin, un verset de VlmUatlou, ou encore ce mot de l'abbé Gerbet : « Pour moi, je prête l'oreille aux sons que rendent les âmes saintes avec plus de respect qu'à la voix du génie », un tel livre pouvait-il ne laisser aucune trace dans la vie de celui qui l'avait conçu? Et n'était-il pas naturel que le poète vieilli éprouvât, au souvenir de ces pages tout imprégnées d'une sève qui ne ciculait plus dans ?es veines, quelque regret dont il lui plaisait de retrouver l'écho chez les fidèles témoins du passé?

Sainte-Beuve passa les journées troublées de juillet 1830 chez son ami Ulrich Giitlinguer, à Honlleur. Lorsqu'il revint à Paris — trop tard à son gré, car, dit-il, « son lot était de mourir d'une balle honorablement » — il trouva l'ancienne rédaction du Globe dispersée aux quatre coins des ministères et des assemblées publiques.

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