‹ Médaillons romantiquesChapitre 4 sur 121 · Leltiv à Sun père, 19 février 1831 imklitc · texte numérisé non relu

Leltiv à Sun père, 19 février 1831 imklitc

m"inviter à son bal de dimanche et son mari est venu me voir. Je suis allé et revenu de compagnie avec M. David à cette soirée charmante de danse et de déguisements de toute espèce. Ce sont des vertiges à se donner et des étourdissements à prendre, pour ne pas fondre en larmes et sécher sur pied : car, en vérité, l'époque est triste et il faut regarder à ses pieds sous peine de trébucher. L'astrologue serait un sage de notre temps.

Trop de charmes se trouvent réunis à ce foyer pour que ceux qui en ont une fois franchi le seuil ne s'y sentent pas invinciblement attirés et retenus. Deux êtres chers au maître du logis rivalisent avec lui de bonté gracieuse et cordiale, celle dont il a fait la compagne de sa vie, « une de ces femmes », dit un de ceux qui la connurent le mieux', « une de ces femmes trop rares en ce monde, que l'on ne peut voir sans les aimer, que l'on ne peut aimer pour un temps, mais auxquelles on s'attache par des liens indestructibles », — puis sa fille, digne fille d'un poète, poète ellemême, et musicienne de talent, sa fille Marie, le sourire le plus vivant, le plus jeune et le plus épanoui de ce salon où tout est sourire. Enfin, l'on sait que, en venant le soir à l'Arsenal, on entendra causer Nodier, et, pour entendre causer

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