LeUre inèdile
cordialemeiil la iiiaiii et à votre cliei- fils, et je mets aux pieds de M""^ Pavie mes affectueux hommajies.
Sainte-Beuve.
Pai-is, 9 octobre 1863.
Cher ami*,
Je liai pas répondu, mais jai senti et tressailli. Nul mieux que vous n'avait pénétré cette fine et fière et ardente nature^. Vous me l'avez rendue en quelques traits. Je crois quon fera quelque recueil de ses lettres: elles le méritent. Ce serait une occasion naturelle pour moi de parler de lui, en l'abordant par le biais modeste qui me convient. Je tâcherais, en le prenant et l'entamant par un coin, de m'inspirer de toute sa (lamme. — Après le passionné, voilà le froid et pâle talent aux veines bleues dans l'albâtre, voilà de Vigny, après Delacroix, qui disparaît. Le connaissiez- vous ? Aviez-vous gardé quelques relations avec lui? 11 avait eu de belles [parties, mais il était deveiui de plus en plus précieux et concerté en vieillissant. Musset l'appelait « le vieil ange », et il avait raison. Quand on est ange et qu'on en fait profession, il faudrait mourir jeune. — Adieu, cher ami, merci de votre souvenir; gardez-moi cette
bonne et chaude amitié.
Sainte-Beuve.
Je présente mes hommages à M"^^ I^avie.
Quand de puissantes amitiés eurent fait entrer